La céramique funéraire du cimetière
On trouve plusieurs usages de la céramique dans l’art funéraire (il y en a 416 exemples sur ce site) :
- des couronnes funéraires, des coussins de fleurs, des bouquet, des fleurs seules, ou même une croix avec des fleurs, en faïence émaillée (277 sur ce site),
- des statuettes en porcelaine, surtout religieuses dont des anges (50 sur ce site). Leur production se fait dans des manufactures spécialisées. La production d’angelots perdure aujourd’hui, mais la qualité a disparu.
- des mosaïques avec des tesselles ou des carreaux de céramique (35 sur ce site),
- 12 vases, 10 cache-pots, parfois avec les initiales de la famille ou une croix, en porcelaine. Ceux-ci sont toujours conservés dans des chapelles (Labat …).
- 1 jardinière en terre cuite émaillée,
- 1 urne en porcelaine,
- 18 statuettes et 2 bustes en terre cuite émaillée ou non : Vierge, saint (décapité et inidentifiable), bonze, chats, oiseaux, un rouge gorge, escargots, fleurs, cœur, livre …
- 6 bas-reliefs ou médaillons, souvent très abimés,
- 10 carrelages qui vont orner les chapelles, monuments et plaque de cases cinéraires (Nanou, Mocaer, Salvini …),
- 1 plaque souvenir avec des inscriptions, en terre cuite émaillée.
Parmi ceux ci, notons, à part, les monuments faits par des céramistes identifiés :
- « La douleur » datée de 1816, grande statue mais de facture inconnue. Elle représente la veuve éplorée de Louis Sébastien Gourlot. Cette statue est souvent représentée sur des gravures au 19ème siècle puis sur des cartes postales, comme un des symboles du cimetière. Malheureusement, nous ne savons rien de Louis Sébastien Gourlot.
- un saint décapité par Noel Etienne Gossin, documenté lui aussi, mais non signé. Il figure sur la tombe de son père, Jean François Etienne Gossin, et date probablement des années 1860-1870,
- un grand ange assis et pensif (récemment restauré), signé Gossin l’Ainé (Noel Etienne Gossin). Probablement daté des années 1870, il figure sur le monument familial d’Emile Horeau,
- un médaillon avec le profil de Jules Paul Loebniz, signé par Allar, au centre d’une couronne d’immortelles, des carreaux avec un olivier ou un laurier. Ceux-ci sont en grès émaillés faits par la compagnie Loëbnitz pour la sépulture de son créateur, datée de la dernière décennie du 19ème siècle,
- des éléments de décor et un bas-relief en grès flammé signés par Eugène Bourdet et Alphonse Gentil. Ils datent de 1906, pour la sépulture de Georges Gaston Gabriel Guët (classée monument historique en 1995),
- les bustes de Georges Scapini en terre cuite naturelle, signé par Roger Bertrand-Baron, et celui de son épouse par Georges Scapini, mais ni daté ni signé, probablement datant des années 1970,
- des animaux, des fleurs, des personnages et des visages tous faits en terre cuite blanche par le même artiste inconnu pour Juliette Vuillaume, vers 2016.
Sources : Bertrand (Régis), Groud (Guénola) Patrimoine funéraire français, Cimetières et tombeaux, Editions du patrimoine, CNM, 2016 ; D. Muller. Date de création : 2026-04-24.