PETROZ Pierre (1819-1891)
France

EPierre Pétroz voit le jour en 1819, à Paris. Il grandit dans un milieu médical où ni la littérature ni la philosophie ne sont négligées. Dans un tableau de Louis Hersent, son oncle maternel, le docteur Esparron, assiste aux derniers instants de Xavier Bichat (Salon de 1817, Paris, musée d’Histoire de la médecine).

Son père, Antoine Pétroz (1781-1859), médecin, a durablement associé son nom aux débuts de l’homéopathie en France. Il compte des artistes et hommes de lettres dans sa clientèle : Alfred de Musset, Pierre Simon Ballanche, Jean-Baptiste Dugas-Montbel ou Ludovic Vitet. Une inscription, sur sa tombe, le salue comme l’un des derniers représentants de cette

« noble et belle génération des républicains de 1848, ces idéalistes qui voulaient une République républicaine, qui ne reculaient devant aucun de ces redoutables problèmes sociaux […] et qui croyaient que rien n’était fait tant que les abus du passé n’étaient pas à tout jamais détruits ».

Sous le Second Empire, c’est un proche d’Auguste Préault. Il est critique d’art à La Presse, au Temps, à La Revue moderne ou à La Revue franco-italienne. Son ami Nadar le croque dans son Panthéon de 1854. Le 24 décembre 1850, il signe sa première critique d’art dans Le Vote universel. En novembre 1854, il a une éphémère collaboration avec la Revue franco-italienne.

Petroz couvre, en 1855, l’Exposition universelle des beaux-arts pour le compte de La Presse. En janvier 1869, il signe son premier article dans La Philosophie positive. Après 1870, il collabore au XIXe siècle, journal luttant pour la séparation de l’Église et de l’État. Il fréquente aussi Émile Littré comme membre de la Société de sociologie (1872-1874).

Pétroz figure, en outre, parmi les principaux contributeurs de La Philosophie positive (1867-1883), revue fondée par Littré et Grégoire Wyrouboff. Il y signe de multiples comptes rendus d’ouvrages sur l’histoire, la philosophie, le droit, la littérature, mais aussi l’art.

Il y fait paraître ses Études sur l’art moderne (1869-1874), sous le titre L’Art et la critique en France depuis 1822, et son Etude critique sur Théophile Thoré (1878), chez Alcan en 1884. Le fait qu’il ait publié peu d’ouvrages et l’échec de La Philosophie positive expliquent l’oubli dans lequel il tombe rapidement.

Extrait (de Maîtres et petits-maîtres par Burty, dans La Philosophie positive) :

« En 1878, Pétroz estime qu’on n’a en France aucune histoire de l’art, ni générale, ni nationale, mais une série de monographies soucieuses du document et de l’exactitude des faits. » Il signe, en 1890, Esquisse d’une histoire de la peinture au musée du Louvre. Pétroz choisit de porter son attention sur le rapport entre les différentes écoles nationales et « l’état intellectuel, moral ou social contemporain » pour montrer « les changements qui se sont produits dans l’invention artistique depuis les premiers temps de la Renaissance jusqu’à nos jours ».

Sources : Houssais (Laurent) Acte, Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3. Date de création : 2014-02-20.

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Monument

Inscriptions :

Pierre PETROZ homme de lettres. Né à Paris le 18 octobre 1819. Mort à Paris le 13 février 1891.

P.J.B. ESPARRON docteur en médecine médecin de plusieurs établissements de bienfaisance. Né à Lyon le 26 mars 1776. Mort à Paris le 26 avril 1818. Nul ne fut meilleur et ne fit plus de bien. Ses parents, ses amis, les pauvres, la science le pleurent.

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Date de la dernière mise à jour : 1 mai 2021