MARET Hugues Bernard, duc de BASSANO (1763-1839)
France

portrait par Robert Lefebvre, 1807
Ministre des Affaires Etrangères

Hugues Bernard Maret voit le jour en 1763, à Dijon. Fils de médecin auteur d’utiles ouvrages, il concourt à l’âge de dix-huit ans pour un prix proposé par l’Académie de Dijon, le sujet étant un «Eloge à Vauban». C’est le comte de Vergennes, compatriote de Maret, qui, informé du talent et des dispositions du jeune homme, le fait venir à Paris pour le placer dans la diplomatie.

Mais le ministre décède peu après, réduisant à néant ses projets immédiats. Maret voyage en Allemagne, étudie le droit public dans ce pays. Quand la Révolution éclate, il rentre à Paris pour assister aux Etats Généraux. Il conçoit avec Méjean l’idée de rédiger le bulletin de l’Assemblée Constituante et se charge du même travail pour le Moniteur. Maret s’affilie au Club des Amis de la Constitution, connu plus tard sous le nom de Club des Jacobins.

Il le quitte après les évènements du Champ de Mars. Il devient alors l’un des fondateurs du club monarchiste des « Feuillants ». C’est Lebrun, ministre des Affaires étrangères, qui après le 10 août 1792 lui offre un poste de chef de division puis, peu après, celui de directeur général. Il l’envoie négocier en Angleterre un traité de neutralité. L’exécution de Louis XVI met fin à cette mission. Maret est rappelé en France.

Nommé à l’ambassade de Naples, il est arrêté par les Autrichiens. Il reste prisonnier en Moravie et ne sort que trois ans plus tard. En 1797, il est à Lille pour négocier le traité de paix avec l’Angleterre. En disgrâce, abandonnant quelque temps son poste, il se lance dans la littérature.

Lorsqu’arrive le 18 brumaire, il vient tout juste de faire recevoir une pièce au Théâtre-Français. Connu de Bonaparte, il devient Secrétaire d’État du Consulat (1800), puis chef de cabinet de Napoléon Ier. En 1805, il participe au traité de paix avec l’Autriche puis, en 1806, organise le gouvernement de la Pologne. Il est nommé ministre des Relations étrangères (1811-1813).

Il est appelé en 1814 au ministère des Affaires Etrangères. L’année suivante, c’est M. de Caulaincourt qui reçoit le portefeuille, mais Maret reste ministre secrétaire d’état. Il ne quitte l’Empereur qu’au départ pour l’île d’Elbe. Il reste sans poste pendant la première Restauration mais reprend sa place pendant les Cent-Jours. Après la chute de l’Empire, il se retire en Suisse, où on l’arrête et le livre aux Autrichiens.

Il reste exilé jusqu’en 1820. Après les Trois Glorieuses, le roi Louis-Philippe le nomme Pair de France. En 1835, couronnement de sa carrière, il devient premier ministre, président du Conseil. Mais, il ne conserve ce poste que quelques jours.

Il meurt en 1839. Il est membre de l’Institut, et membre de l’Académie Française. C’est l’époux de Marie-Madeleine Lejeas (1781 – 21/03/1827), fille du maire de Dijon, qui est dame du palais des impératrices Joséphine (1804-1810) et Marie-Louise (1810-1814).

Le duc et la duchesse ont quatre enfants :

  • Napoléon Maret, duc de Bassano, ministre plénipotentiaire, grand chambellan de Napoléon III, sénateur du Second Empire (1803-1867),
  • Eugène Maret, comte de Bassano, secrétaire d’ambassade (1806-1889),
  • Marie-Louise Maret (1810-1845), épouse de Martin Antoine Louis Ernest, comte Lejeas,
  • Hortense Eugénie Claire Maret (1812-1882), épouse de Francis Baring Lord Ashburton.

Titres : duc de Bassano (1809).

Sources : Mullié (Charles) Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer, de 1789 à 1850, Paris, 1852 ; Wikipedia. Date de création : 2005-09-13.

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Monument

Le monument, imposant, rappelle les temples grecs.

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Date de la dernière mise à jour : 1 mai 2021