CAULAINCOURT Armand Augustin Louis, marquis de (1773-1827)
France

portrait par François Gérard, vers 1800 - Collection Privée
Grand écuyer de l'Empereur

Armand Augustin Louis de Caulaincourt nait le 9 décembre 1773. Il entre à quinze ans au régiment du Royal Etranger. Il est ensuite aide-de-camp de son père en 1791. Quittant l’armée en même temps que ce dernier suite au décret de 1791 interdisant aux nobles les armées, il s’engage comme volontaire à Paris comme plusieurs de ses condisciples, passe dans la cavalerie, puis est nommé capitaine en 1795 grâce au général Hoche.

Talleyrand le prend sous sa protection et il entre ainsi dans la carrière diplomatique. Il effectue des missions à Venise et Constantinople, puis, il fait la campagne du Rhin, il se distingue à Stockach, en 1800. Bonaparte le choisit en 1801 pour aller complimenter le tsar Alexandre Ier pour son avènement. Il gagne l’estime du souverain russe et voyage quelques mois en Russie.

A son retour, Bonaparte le prend comme aide-de-camp. C’est là que ce place un évènement qui va le marquer toute sa vie : il est envoyé dans le Grand-duché de Bade en 1804 pour intercepter et arrêter des conspirateurs. Cette mission coïncide malheureusement avec l’arrestation et l’enlèvement du duc d’Enghien. On l’accuse d’avoir participé à cet acte aussi discutable qu’odieux au regard du droit. Il se défend toute sa vie durant d’avoir trempé dans cette affaire.

Il est nommé Grand écuyer en 1804 et général de division en 1805. De 1807 à 1812, en tant qu’ambassadeur et ministre ambassadeur en Russie, il tente d’éviter la rupture entre les deux Empereurs, mais le tsar Alexandre le manipule. Il est chargé par Napoléon de négocier son mariage avec la sœur du tsar, la Grande-duchesse Anne, mais c’est un échec. Caulaincourt demande son rappel à Paris où il est duc de Vicence en 1808.

Il participe à la campagne de Russie, mais rentre à Paris dans la voiture de l’Empereur. Il devient Grand Ecuyer en 1813, puis, peu après ministre des Affaires Etrangères. C’est lui qui apporte en 1814, l’abdication de Napoléon en compagnie des maréchaux Ney et Macdonald au tsar Alexandre. Il plaide la cause du Roi de Rome, mais sans succès.

Il retrouve son portefeuille des Affaires étrangères pendant les Cent-Jours. A la restauration, figurant sur la liste des exilés, c’est grâce au tsar qu’il en est rayé. Il se retire alors dans sa famille et écrit ses «Mémoires» qui ne furent publiées qu’en 1933. Il meurt le 19 février 1827.

Dans son testament, le Grand-écuyer écrit ces quelques mots :

« On ne ment pas à Dieu en présence de la mort. Je jure que je n’ai été pour rien dans l’arrestation du duc d’Enghien. »

Sources : Wikipedia. Date de création : 2005-09-13.

Monument

Le tombeau en marbre a été restauré. La sépulture est entourée d’une grille en fer. Une haute colonne supportant une urne repose sur un socle large décoré des armes du marquis sur une guirlande tenue par deux flambeaux renversés.

Inscriptions : Armand Augustin Louis marquis de Caulaincourt duc de Vicence, né à Caulaincourt le 9 décembre 1773, décédé à Paris le 19 février 1825.

Photos


Date de la dernière mise à jour : 29 avril 2021