Les métiers liés au cimetière

L’économie funéraire n’est pas un mythe. Voici une liste des professions qui œuvrent dans le cimetière :

  • architectes et concepteurs de monuments funéraires, comme André Chabot,
  • sculpteurs et céramistes,
  • fondeurs (historiquement surtout), que ce soient en fer pour les grilles, les chaines … ou en bronze pour les statues, les bustes, les portes …
  • verriers pour les vitraux,
  • mosaïstes,
  • entrepreneurs funéraires, ou « marbriers » qui construisent les caveaux puis les monuments, voir, en l’absence d’architecte, assurent la maitrise d’ouvrage du monument (cf. les listes par créateur, dans la partie « Listes » de ce site),
  • restaurateurs pour les monuments anciens,
  • graveurs pour les inscriptions,
  • jardiniers privés qui entretiennent certaines concessions à l’année,
  • élagueurs auxquels fait appel la ville de Paris …

Les signatures sur les monuments montrent que certains viennent parfois de très loin :

Il faut aussi mentionner tous les agents de la ville de Paris :

  • agents d’accueil pour l’accompagnement lors des cérémonies,
  • agents de surveillance, en particulier aux entrées,
  • agents administratifs pour la gestion des concessions et l’aide aux familles pour les démarches administratives,
  • agents administratifs pour la gestion et le contrôle des travaux faits par tous les intervenants externes,
  • agents d’entretien pour les allées, le ramassage des feuilles, le débroussaillage, le déneigement … et les déchets après toutes les cérémonies,
  • fossoyeurs qui reprennent les concessions échues ou déclarées abandonnées.

Aujourd’hui, pour des raisons de sécurité circulent dans le cimetière des rondes de la police parisienne, de la police nationale … et même de la Garde Républicaine à cheval !

Par ailleurs, n’oublions pas ceux qu’au 19ème siècle on appelait les « conducteurs » et qui sont les guides d’aujourd’hui. Avec trois millions de visiteurs par an, le marché est vaste. Outre ceux des visites de l’APPL (bénévoles de grande qualité), il y a trois ou quatre personnes qui en ont fait leur métier et qui ont la plus grande part du marché. A côté de cela, il y a beaucoup d’amateurs/trices qui attirent les chalands sur les réseaux sociaux et racontent n’importe quoi (les pratiques ésotériques dans le Père Lachaise), voir qui vous déguisent pour faire des jeux de rôle !

Attention aussi aux solliciteurs/trices qui vous abordent quand vous avez du mal à vous repérer avec le plan ou quand vous semblez perdus : après un accueil sympathique et une petite promenade, ils vous demandent de les rémunérer ! Signalons tout de même que nous avons vu des visites en anglais, en chinois, en allemand, en néerlandais, en russe et en polonais. La tombe de Chopin est ainsi le point d’orgue d’un voyage dédié depuis la Pologne avec un bus de 60 places !

Enfin, signalons ceux qui écrivent des guides ou des livres sur le cimetière : nous avons recensé 130 livres depuis l’ouverture du cimetière, soit un livre tous les deux ans ! Il y a désormais des livres en anglais, allemand, italien, néerlandais et polonais. Il y a des guides, bien sûr, mais aussi une bande dessinée, des romans policiers, des livres ésotériques, de beaux livres de photos …

Sources : D. Muller. Date de création : 2026-08-20.

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Date de la dernière mise à jour : 4 septembre 2026