HACHETTE Jean Nicolas Pierre (1769-1834)
France

Jean Nicolas Pierre Hachette, voit le jour à Mézières (Ardennes) le 6 mai 1769. Fils d’un libraire de Charleville, il étudie tout d’abord au collège de la ville puis à celui de Reims (Marne). En 1788, il retourne à Mézières, où il est nommé à l’école royale du génie de Mézières comme dessinateur servant d’aide aux professeurs de physique et de chimie.

En 1793, il devient professeur d’hydrographie à Collioure et à Port-Vendres. Il envoie à Gaspard Monge, alors ministre de la marine, plusieurs articles scientifiques, dans lesquels il traite de quelques questions de navigation par la géométrie. L’influence de ce dernier lui permet d’obtenir un rendez-vous à Paris. Il est ensuite appelé à la suppléance de Claude Joseph Ferry, professeur à l’école de Mézières et nommé député à la Convention.

Vers la fin de 1794, quand l’École Polytechnique est établie, il est nommé adjoint de Monge dans le département consacré à la géométrie descriptive. Là, il a comme élèves Poisson, François Arago et Fresnel. Accompagnant Guyton de Morveau dans son expédition, au début de l’année 1794, il est présent à la bataille de Fleurus et entre à Bruxelles avec l’armée française. Il fait partie de l’expédition d’Egypte.

Il devient ensuite professeur de mathématiques à l’école des pages. Il reçoit le doctorat ès sciences en 1809 et est nommé en 1810 professeur adjoint auprès de Gay-Lussac à la faculté des sciences de Paris, en charge d’un cours de géométrie descriptive, et à l’École normale. En 1816, à l’accession de Louis XVIII, il est privé de son poste à l’École Polytechnique.

Le consentement royal nécessaire pour l’élection de Hachette à l’Académie des sciences n’est pas obtenu en 1823 ; il ne viendra qu’en 1831, après la révolution de juillet 1830. Hachette est porté en estime pour sa conduite privée, aussi bien que pour ses accomplissements scientifiques et pour le service de l’État. Ses travaux concernent principalement la géométrie descriptive et ses applications aux « arts » et à la construction mécanique.

Il perpétue l’enseignement de géométrie de Monge et contribue également au développement du machinisme en France, suite à l’établissement de l’École Polytechnique. Il décède à Paris le 16 janvier 1834.

Publications :

  • Collection des épures de géométrie, etc. (1795 et 1817) ;
  • Traité élémentaire des machines (1811) ;
  • Deux Suppléments à la Géométrie descriptive de Monge (1811 et 1818) ;
  • Applications de géométrie descriptive (1817) ;
  • Éléments de géométrie à trois dimensions (1817) ;
  • Traité de géométrie descriptive (1822) ;
  • Correspondance sur l’École Polytechnique (1804-1815) ;
  • un certain nombre d’articles dans les journaux scientifiques de l’époque (pour une liste de ces publications, consulter le Catalogue of Scientific Papers de la Royal Society of London, ou encore, François Arago, Œuvres (1855), et Silvestre, Notice sur J. N. P. Hachette (Bruxelles, 1836)).

Sources : Encyclopædia Britannica, 1911 ; Bouillet (Marie-Nicolas), Chassang (Alexis) Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, Paris, 1878. Date de création : 2010-01-13.

Monument

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Date de la dernière mise à jour : 28 février 2021