ARAGO Dominique « François » (1786-1853)
France

Portrait par Ary Scheffer (Château de Versailles)
Astronome et républicain

Fils d’un trésorier de la monnaie, Dominique François Arago nait en 1786 à Estagel (Pyrénées-Orientales). Il passe un an à l’école Polytechnique (1793-94) puis devient secrétaire du bureau des Longitudes. Afin d’achever la mesure de la méridienne, il part pour l’Espagne en 1806 d’où il ne revient qu’en 1809, après avoir été emprisonné par les Espagnols qui l’ont pris pour un espion. A son retour, il est nommé professeur à l’école Polytechnique. Il devient directeur de l’Observatoire de Paris en 1830.
Parallèlement à sa carrière de physicien et astronome, il entame une carrière politique : député des Pyrénées puis membre du conseil municipal de Paris. Il appartient à l’opposition d’extrême gauche. En 1848, il est membre du gouvernement provisoire comme ministre de la Guerre et de la Marine. Il signe alors l’acte d’abolition de l’esclavage. Il abandonne la politique après le coup d’état de Napoléon III.
En tant que scientifique, ses réalisations sont importantes : il fait triompher la théorie d’ondulation de la lumière, découvre la polarisation colorée, complète les travaux d’Ampère sur les rapports du magnétisme et de l’électricité et découvre en 1824 le magnétisme par rotation. Il est en outre un excellent vulgarisateur, donnant des cours populaires d’astronomie.
Il repose avec son fils François Victor « Emmanuel » Arago (1812-1896), plusieurs fois ministre. Sources : -. Date de création : 2005-09-15.

Monument

Le tombeau, dû à l’architecte Félix Duban, est surmonté d’un buste en bronze signé de Pierre Jean David d’Angers, daté de 1858. Sur le  piédestal figurent, d’un côté, la vie et la carrière scientifique d’Arago et de l’autre sa carrière politique.

 

Photos


Date de la dernière mise à jour : 28 janvier 2021