THIEBAULT Charles Francois Adrien Henri Dieudonné, baron (1769-1846)
France

dessin anonyme - Source Geneanet

Général de division; cinquante ans, deux mois et dix jours de services; dix-neuf campagnes; trois blessures… et cinq volumes de mémoires d’un total de deux mille six cents pages in-octavo, sans compter de multiples ouvrages et brochures d’inspiration et d’intérêt variables. Il est vrai que l’hérédité de ce soldat écrivain le prédisposait plus à la carrière des lettres qu’au métier des armes (Régis Dufour-Forrestier)

Le baron Charles Francois Adrien Henri Dieudonné Thiébault voit le jour à Berlin le 14 décembre 1769. Son père, homme des lumières, y est employé par Frédéric Le Grand. Celui ci, selon un contemporain, aime son père « comme une mère aime sa fille » : à chaque décision importante il le consulte. A 23 ans en 1792, le lendemain des massacres de septembre, il s’engage dans l’armée, moins par vocation que pour quitter un Paris où se déroulaient des horreurs. Très vite, il ressent l’appel des armes. Il participe aux campagnes du Nord et de l’Alsace puis en 1794 à celle de Hollande.

En peu de temps, il devient sergent, lieutenant puis capitaine. Un court passage en prison le dégoûte définitivement des fureurs révolutionnaires. Il se trouve à Paris le 13 vendémiaire et participe à la répression et fait connaissance de Bonaparte. Puis c’est la campagne d’Italie, sous les ordres d’André Masséna, à 27 ans. Il se trouve à Saint Cloud le 19 brumaire. Là encore, il croise le chemin du futur Empereur.

Il ne quittera plus l’entourage du grand homme. Général de brigade à 31 ans, il découvre l’Espagne et le Portugal à la suite de Junot. La troisième coalition lui donne la possibilité de poursuivre son ascension. Grièvement blessé à Austerlitz, il devient général de division deux ans plus tard. C’est le grade le plus élevé qu’il atteindra. Ensuite, il ne quittera plus l’Espagne jusqu’à la débâcle. Il rejoint ensuite le corps du maréchal Davout.

Il apprend dans Hambourg assiégée la chute de l’empire. Sans affectation pendant la première restauration, il ne joue pendant les Cent Jours qu’un rôle effacé. Désormais, il n’occupera plus que des postes subalternes. Revenu en grâce en 1818, il se spécialise jusqu’à la fin de sa vie dans les travaux d’état-major ou il excelle.

Il est mis à la retraite définitive le 1er avril 1822. Après ses protestations, il est réintégré dans le cadre de réserve le 17 mars 1825. Le général Thiébault meurt le 13 octobre 1846. Il repose avec son père, l’écrivain Dieudonné Thiébault (1733-1807).

Hommages : Son nom est gravé sur le côté ouest de l’Arc de Triomphe.

Sources : Mullié (Charles) Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer, de 1789 à 1850, Paris, 1852. Date de création : 2005-10-18.

Photos

Monument

Le général repose avec son père et son épouse, dans un tombeau imposant qui a été restauré, en 2006, par les soins de la descendante du baron Thiébault, du Souvenir Français et de l’ACNM (Association pour la Préservation des Monuments Napoléoniens).

Inscriptions :

Paul Ch. Fr. H.D.D. baron Thiebault lieutenant général des armées &c &c &c Né à Berlin le 14 décembre 1769, Décédé à Paris le 13 octobre 1846.

Photos


Date de la dernière mise à jour : 14 septembre 2021