SAINT VICTOR Paul Jacques Raymond BINS, comte de (1827-1881)
France

Ecrivain, auteur des « deux masques » ...

Paul Jacques Raymond Bins, comte de Saint-Victor, nait le 11 juillet 1827 à Paris. Fils du comte Jacques de Saint Victor (1772-1858), auteur de la poésie «L’Espérance», et connu par une excellente traduction des vers d’ «Anacréon». Paul est helléniste et historien, il est l’ami des Goncourt. Il défend Henriette Maréchal, et Edmond de Goncourt sera le parrain de sa fille Claire. Il voyage beaucoup avec les deux frères Goncourt, mais se brouille avec eux, en partie à cause de sa liaison avec une sœur de Rachel, Lia Félix. Il est le secrétaire d’Alphonse de Lamartine en 1848. Ce dernier le fait entrer en 1852 au journal «Le Pays», fondé en 1849 par Charles Alletz et de Bouville, où il s’occupe des feuilletons dramatiques malgré son aversion pour le théâtre.

En accord ses principes démocratiques, Paul de saint Victor cesse d’employer son titre de comte. Il commence sa carrière en tant que critique dramatique en 1851. Le travail de Saint-Victor réside en des articles, la collection autorisée est parue sous le titre, «Hommes et Dieux» (1867). On lui doit aussi la publication des «Deux Masques», ouvrage inachevé par la mort de l’auteur. Dans ce livre, l’auteur passe en examen la totalité de la littérature, des temps antiques à la période moderne. Le corps enseignant critique vertement Saint-Victor lors de la parution. Grâce au soutien de Théophile Gauthier, il s’affirme dans son œuvre. En 1870, pendant les derniers jours du Second Empire, il est nommé inspecteur général des Arts et lettres. Pour Claudin, il est l’égal de Balzac, Dumas ou Gautier.

Il écrit avec grandiloquence, a une admiration sans borne pour les auteurs nobles, ce qui ne l’empêche pas de réclamer aux obsèques d’Henri Murger, qu’on lui prête «Le Diable au Corps» d’Andréa de Nerciat. En 1851, il fait partie de la même bohême que Barbey d’Aurevilly. Saint-Victor est très proche de Théophile Gautier dont il prend la succession à «La Presse» en 1855. L’écrivain Edmond About l’attaque dans le «Figaro», en signant Valentin de Quevilly des Lettres d’un bon jeune homme. Lorsque les Goncourt écrivent «Les Hommes de Lettres», Saint-Victor est un personnage influent, tandis qu’eux, non. Paul de Saint-Victor s’éteint le 9 juillet 1881 à Paris.

Sources : -. Date de création : 2006-04-27.

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Monument

La tombe est ornée d’un buste en bronze de l’écrivain, œuvre signée par d’Eugène Guillaume et datée 1882.

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Date de la dernière mise à jour : 12 février 2021