Alexandre Claude Martin Le Baillif voit le jour le 11 novembre 1764 à Saint-Fargeau (Yonne).
Il fait avec succès ses études au collège des pères de l’Oratoire à Lyon. Il y a pour condisciples Joseph Marie de Gérando, Camille Jordan et Michel Tabarié qui tous restent ses amis. Là, il s’adonne principalement aux sciences physiques et naturelles. Il les cultivera toute sa vie et y portera un esprit de recherche.
En 1785, il épouse mademoiselle Trullier, fille du receveur du grenier à sel de Noyers (Yonne). Il aurait succédé à son beau-père dans cet emploi de finances, sans la suppression des gabelles, qui est, peu d’années après, décrétée par l’assemblée constituante.
Il retourne, en 1790, à Saint-Fargeau. Là, il devient greffier du tribunal, place qu’il conserve jusqu’à la suppression de ce siège.
De 1798 à 1799, il travaille au ministère de la Police, division des émigrés. Ayant perdu cet emploi à la fin de 1799, il fait un voyage à Saint-Domingue. A son retour, en 1805, son ami Tabarié le fait entrer au ministère de la Guerre, dans les bureaux de l’infanterie. Il y demeure jusqu’en 1809, époque où il passe au ministère de l’Intérieur, dans une des divisions de la police générale.
Lorsque Tabarié devient préfet de police, sous la restauration, il l’appelle. Il lui confie, en 1819, la caisse de la préfecture, à laquelle plus tard celle des prisons sera réunie.
Il meurt le 27 décembre 1831, à Paris, à l’âge de 67 ans.
Travaux scientifiques
Le premier, en France, il construit les micromètres sur verre destinés à la mensuration dans les microscopes. Le baron de Prony en fait usage pour son comparateur. Babinet, Becquerel et Norremberg les emploient également. Puis il aide le physicien Jacques Charles, membre de l’Institut, à perfectionner son microscope. Il lui grave des micromètres et des objectifs.
Lorsque Chevallier se livre aux premiers essais pour achromatiser les lentilles, Lebaillif fait des recherches et contribue beaucoup aux divers perfectionnements dans le microscope présenté à l’Institut de France en 1823. Il fait appliquer à ces instruments les diaphragmes mobiles qui jouent un rôle important dans l’éclairage.
Il invente aussi les petites coupelles d’argile réfractaire qu’il décrit dans un mémoire publié en 1823 (Annales de l’industrie). Son sidéroscope lui démontre la répulsion exercée par le bismuth et l’antimoine sur l’aiguille aimantée et l’existence du fer dans un grand nombre de corps, où jusqu’alors on ne l’avait pas soupçonné.
Il construit encore un galvanomètre d’une grande sensibilité, des électromètres, des piles sèches et une multitude de petits appareils pour ses recherches.
Par ailleurs, il fait des recherches sur la coloration du sang, sur la dissolution de fer par le sulfocyanure de potasse. Il crée aussi des aiguilles d’argile pour reconnaître l’infusibilité des terres destinées à la fabrication de la porcelaine. C’est aussi l’auteur de méthodes d’analyse pour reconnaître les substances métalliques employées dans la coloration des papiers. Il publie, de plus, des notes sur l’aventurine artificielle et la déflagration des fils de fer et de la fonte blanche.
Sources : Wikipedia. Date de création : 2026-08-20.
