RUFFO Fabrizzio, prince de CASTELCICALA (1763-1832)
Italie

Fabrizzio Ruffo, deuxième prince de Castelcicala, premier duc de Marzano, voit le jour à Naples (Italie), le 5 avril 1763. C’est le fils Paolo Ruffo, premier prince de Castelcicala, et de Dorotea Ligni, duchesse de Marzano. Il étudie le droit mais s’engage dans une carrière diplomatique.

Fabrizzio Ruffo épouse, en mai 1780, Maria Giustina Pinto d’Ischitella, dont il aura six enfants :

  • Vittoria, Dorotea (morte à Paris, en 1859),
  • Edoardo (mort à Paris, en 1821),
  • Paolo Ruffo di Bagnara, lieutenant du roi en Sicile lors de l’expédition des Mille,
  • Pasquale (Naples, 1796-1797),
  • Carlo, ministre plénipotentiaire napolitain à Berlin et en Russie (Naples, 16 décembre 1798 – Castellammare di Stabia, 27 juillet 1875).

Il s’attache à Acton, ministre napolitain, qui l’envoie à Lisbonne, en 1789, puis à Londres. Là, il devient, le 6 juillet 1790, ambassadeur du Royaume de Naples à la mort de Ferdinando Lucchesi Palli.

A ce poste, il informe la couronne de l’attitude britannique vis-à-vis de la France révolutionnaire. Il se montre favorable à une alliance anglo-napolitaine. Il refuse l’ordre d’Acton de se rendre à Paris pour rétablir les relations diplomatiques entre Naples et la France. Fabrizzio Ruffo reste à Londres malgré les courriers de la reine Marie-Caroline et d’Acton qui craignent que Naples ne sorte de sa neutralité.

Il poursuivit plusieurs semaines ses négociations avec le ministre anglais des Affaires étrangères William Wyndham Grenville. Il signe l’alliance avec l’Angleterre en juillet 1793. Remplacé en septembre par Tommaso di Somma, il ne rentre à Naples qu’après que le paiement par son royaume de ses 42 000 ducats de dettes personnelles.

Il devient, en avril 1895, directeur des affaires étrangères, de la marine et du commerce à la place d’Acton. C’est, de 1795 à 1798, le chef du tribunal d’inquisition politique, après la dissolution du précédent conseil présidé par Luigi de Medici, arrêté pour suspicion de jacobinisme. En janvier 1798, on le nomme secrétaire d’état pour le département de la justice et de la haute police.

En décembre, il suit la cour à Palerme où il tente vainement, avec Antonio Pignatelli, prince de Belmonte, de renverser le ministre Acton. Il est alors confiné sur ses terres. Puis, il est à nouveau nommé ambassadeur à Londres à la place du marquis de Circello. Là, il doit maintenir la loyauté napolitaine envers le Royaume-Uni sans fâcher Napoléon qui menace la péninsule d’une nouvelle invasion.

Il n’obtint pas le soutien militaire britannique espéré, ni la restitution de Malte, ce qui atténue son anglophilie tout en le laissant fermement anti-français. Fabrizzio Ruffo s’oppose à William Cavendish Bentinck, nouveau gouverneur britannique de Sicile, au sujet de la Constitution sicilienne de 1812. Il tenta de convaincre le prince François de s’émanciper de l’égide anglaise et veut remettre Ferdinand IV sur le trône.

Il assiste au Congrès de Vienne, en 1814. Mais il échoue à obtenir la restitution de l’état des Présides, intégré au grand-duché de Toscane, et une compensation pour la perte de Malte.

En poste à Paris, en 1815, il soutient la politique étrangère de Luigi de Medici et l’unification du royaume des Deux-Siciles. Après l’Insurrection dans le Royaume des Deux-Siciles, en 1820, il refuse de reconnaître la monarchie constitutionnelle. Il ne va pas à Paris où il est nommé. On le démet donc de ses fonctions, le 1er septembre 1820, mais la France de Louis XVIII refuse d’accréditer son remplaçant.

Après la chute du gouvernement napolitain, en mars 1821, il redevient ambassadeur à Paris. Mais il exprime ses craintes que la répression des libéraux par Antonio Capece Minutolo, prince de Canosa, n’alimente une nouvelle révolte.

Fermement légitimiste, Fabrizzio Ruffo critique le choix de Louis-Philippe d’une monarchie constitutionnelle. Il  juge celle ci vouée, à terme, à laisser place à une république. Il meurt du choléra à Paris, le 16 avril 1832.

Sources : Henry (M.A.) Le Père-Lachaise historique, monumental et biographique, chez l’auteur à Paris ; imprimerie Poussielgue, Masson et compagnie, avec un plan gravé sur acier par Charles Saunier, 1852, p. 59 ; Moiroux (Jules) Guide illustré du cimetière du Père Lachaise, Paris, 1922 ; Paul Bauer (2006) Deux siècles d’histoire au Père Lachaise, p. 178. ; Wikipedia. Date de création : 2016-03-05.

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Monument

Inscriptions :

Sépulture de famille, de, Fabrizzio Ruffo, prince de Castelcicala, ambassadeur de sa majesté […] à Paris […]

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Date de la dernière mise à jour : 30 octobre 2022