ROBINET Jean-François Eugène (1825-1899)
France

photo de 1867 venant de la famille - aimablement communiquée par J-C Wartelle

Jean-François Eugène Robinet voit le jour le 24 avril 1825, à Vic-sur-Seille, Meurthe. Venu à Paris étudier la médecine en 1847, il prend part à la révolution de 1848 où il est blessé, ainsi qu’aux journées de février. Initié au positivisme en 1849 par le docteur Segond, c’est un auditeur enthousiaste des cours publics d’Auguste Comte et il adhère au positivisme religieux.

Reçu membre de la Société positiviste en 1851, il est désigné par Comte, en 1855, comme l’un de ses treize exécuteurs testamentaires. Médecin d’Auguste Comte (qui suit peu ses prescriptions), il l’assiste dans ses derniers moments. Sa maison de La Ferté-sous-Jouarre devient un foyer positiviste actif à partir de 1859. Adversaire résolu de l’Empire, combattant du 2 décembre et ardent républicain, il est, en 1870, maire du VIe arrondissement de Paris.

Accusé d’avoir favorisé l’insurrection, il doit démissionner. Elu membre de la Commune, il refuse d’y siéger, mais proteste ensuite avec vigueur contre la répression. Il aide, avec le groupe positiviste, un grand nombre de proscrits à échapper à la proscription. Par la suite, il prend la tête de nombreuses initiatives en faveur de l’amnistie. Il est, par ailleurs, le fondateur et principal collaborateur de la revue La Politique Positive (1872-1873).

Il décède le 3 novembre 1899, à Paris. Il repose avec son fils, le médecin Gabriel Robinet (1849-1887).

Publications :

  • Paroles prononcées aux funérailles d’Auguste Comte le 8 septembre 1857 (Paris, Dunod, 1857) ;
  • Notice sur l’œuvre et sur la vie d’Auguste Comte (Paris, Dunod, 1860) ;
  • Le Positivisme et l’économie politique (en coll. La France et la guerre, La réorganisation de l’armée, Considérations sur la répression de la médecine dite illégale, 1858) ;
  • Paroles prononcées sur la tombe de madame Sophie Thomas, fille adoptive d’Auguste Comte le 7 décembre 1861 au nom de la Société positiviste (Paris, Dunod, 1862) ;
  • Lettres sur les animaux par Georges Leroy (4e éd. précédée d’une introduction, Paris, Poulet-Malassis, 1862) ;
  • Lettre à M. Emile de Girardin sur l’économie positiviste (Paris, 1864) ;
  • Lettres sur l’hippophagie (Paris, 1864) ;
  • Danton. Mémoire sur sa vie privée (Paris, 1865, 3e éd., Paris, 1884) ;
  • M. Littré et le positivisme (Paris, 1871) ;
  • Le dix août et la symbolique positiviste (Paris, 1873) ;
  • La Nouvelle Politique de la France : Relations extérieures (Paris, 1875) ;
  • Le procès des dantonistes, d’après les documents (Paris, Leroux, 1878) ;
  • « Finissons Paris », Observations sur l’édilité moderne (Paris, 1879) ;
  • Le positivisme et M. Littré (extrait de la Revue occidentale, Paris, 1881), La philosophie positive. Auguste Comte et M. Pierre Laffitte (Paris, Alcan, « Bibliothèque utile », 1881) ;
  • La Politique positive et la question tunisienne (1881) ;
  • La question des loyers (Paris, 1882), La politique coloniale (2e éd. Paris, 1883) ;
  • Aux Electeurs de 1885, les machines à tuer (1885) ;
  • Pour les Nègres (1885) ;
  • Danton émigré : Recherches sur la diplomatie de la république, an 1er, 1793 (Paris, 1887) ;
  • Danton homme d’Etat (Paris, 1889) ;
  • Les portraits de Danton (Paris, 1889) ;
  • Auguste Comte et M. Aulard à propos de la révolution (Paris, 1893) ;
  • Condorcet, sa vie et son œuvre (Paris, Quantin, 1893) ;
  • Révolution française 1789-1815, d’après les leçons de M. Pierre Laffitte (2e éd. av. appendice) ;
  • Discours sur Danton et Championnet (Paris, 1895) ;
  • Danton et Victor Hugo, « Le mouvement religieux à Paris pendant la Révolution », in Collection de l’histoire de Paris.

Sources : -. Date de création : 2012-12-17.

Monument

Le monument, élevé par souscription publique, est orné d’un buste en bronze signé par le sculpteur François Rolard signé et daté 1883.

Inscriptions : L’amour pour principe et l’ordre pour base, le progrès pour but.

Photos


Date de la dernière mise à jour : 1 mars 2021