RICHARD Maurice (1832-1888)
France

gravure d'après une photo de Franck dans L'Illustration, n°1402 du 8 janvier 1870
Ministre des Lettres, Sciences et Beaux-Arts

Maurice Louis Richard voit le jour, à Paris, le 26 octobre 1832. C’est le fils de Jacques Maurice Richard, riche avocat et agent d’affaires parisien. Il étudie le droit et travaille quelque temps chez un avocat à la Cour de cassation.

Lors des élections générales pour le Corps législatif en 1863, Maurice Richard se fait élire comme candidat indépendant dans la 4e circonscription de Seine-et-Oise, face au général Mellinet, candidat officiel. Il siège au centre gauche, se lie avec Émile Ollivier et le suivit dans son évolution politique.

Le 24 mai 1869, il se fait réélire face à Ernest Baroche (1829-1870). Il se range alors dans le Tiers parti et signe l’interpellation des 116.

Le 2 janvier 1870, Émile Ollivier, ayant été chargé de former un nouveau cabinet, crée pour lui un ministère des Beaux-Arts, ancêtre du ministère de la Culture. Le 14 avril, il a, par intérim le portefeuille de l’Instruction publique, et devient, le 15 mai, ministre des Lettres, Sciences et Beaux-Arts.

Pendant son administration, il recule jusqu’à 30 ans la limite d’âge pour le concours des prix de Rome. Il publie, pour le salon de 1870, un règlement qui remet à l’élection des artistes le choix du jury, facilite l’exploitation de certains théâtres, et offre au peintre Courbet la croix de la Légion d’honneur, que celui-ci refuse.

Maurice Richard perd son portefeuille le 8 août 1870. La révolution du 4 septembre le rend à la vie privée. Il se range, lors de la scission qui se produit dans le parti bonapartiste, du côté du prince Napoléon. Il reste le familier et l’ami de ce dernier. C’est dans son château de Millemont que le prince reçoit du gouvernement de Thiers, en 1872, l’ordre de quitter la France.

Maurice Richard est conseiller général de Seine-et-Oise pour le canton de Montfort-l’Amaury. Candidat aux élections législatives du 20 février 1876, dans l’arrondissement de Rambouillet, il échoue et ne se représentera plus.

Veuf de Marie Amélie Estienne, fille du banquier Henri Estienne, il épouse Mlle Bouruet-Aubertot, fille des riches propriétaires du Gagne-Petit. Une de ses filles épousera Robert Cottin, inspecteur des finances et directeur de la Banque Mobilière Privée, qui est le beau-frère de l’historien Frédéric Masson (1847-1923).

Maurice Richard meurt le 4 novembre 1888, à Paris.

Sources : Robert (Adolphe), Bourloton (Edgar), Cougny (Gaston) Dictionnaire des parlementaires français, 1789 1891, Bourloton éditeur, Paris, 1891 ; Wikipedia. Date de création : 2022-01-23.

Photos

Monument

Inscriptions : Famille Maurice RICHARD

Jacques Alphonse, RICHARD, né à Paris, le 23 février 1936, décédé, à St-Valéry-sur-Somme, le 1er août 1908.
Jacques Alphonse, RICHARD, lieutenant, au 104e de ligne, né au Havre, le 13 septembre 1856, mort, à St-Valéry-sur-Somme, le 7 septembre 1889.

Marie Louise Adélaïde, CHAPUIS, veuve de Monsieur, Alphonse, RICHARD, née à Valognes (Manche), janvier 1832, décédée, à St-Valéry-sur-Somme, le 22 mai 1909.
Jacqueline, MORANE, veuve de Etienne, JOIN-LAMBERT, 25 juin 1918, 8 juin 2015.

Paul Joseph, RICHARD, né à Paris, le 19 juin 1847, blessé à l’ennemi, au fort de Nogent, le 2 novembre 1870, et décédé des suites, de ses blessures, le 18 décembre 1870.
Jacques Maurice RICHARD, avocat officier, de la Légion d’honneur, né à Breteuil (Oise), le 6 avril 1794, décédé à Dieppe, (Seine-Inférieure), le 29 août 1861.

Photos


Date de la dernière mise à jour : 26 avril 2022