MYLO d’ARCYLLE Camille, Mme SOURDIS (1874-1950)
France

photo avec Armand Bour dans L'infidèle, Théâtre de la Bodinière

Camille, dite Mylo d’Arcylle, voit le jour le 24 février 1874, à Saint-Denis (La Réunion). Née de père et de mère non dénommés et déclarée à l’état civil sous le seul prénom de Camille, on ne sait rien de son enfance ni des circonstances de son arrivée à Paris.

Elle prend des cours d’art dramatique à l’Œuvre des cours gratuits Roche. Ces cours ont été ouverts en 1887 pour les ouvrières de la capitale. Puis elle débute, à 18 ans, au théâtre du Parc à Bruxelles, en janvier 1893.

Après une tournée en province, le théâtre de l’Odéon l’engage en 1896. Elle y reste trois ans avant de faire partie de la troupe du théâtre de l’Athénée. Par la suite, elle monte sur de nombreuses scènes parisiennes jusqu’en 1910, année où elle quitte les planches pour les plateaux de cinéma.

Elle ne fait que de rares apparitions à l’écran, d’abord dans deux courts-métrages muets tournés en 1910 et 1911 puis, vingt ans plus tard, dans un long métrage sorti en avril 1932. À partir de cette dernière date, elle se retire définitivement de la scène artistique.

Veuve du banquier Isaac Jacques Sourdis, dit « Jack », Sourdis (1863-1949) dont elle eut deux enfants, elle meurt quelques mois après son mari, le 5 juin 1950, à Paris (16ème).

Films :

  • Un épisode de 1812, par Camille de Morlhon et Ferdinand Zecca (1910) ;
  • Une conspiration sous Henri III (1578), par Camille de Morlhone (1911) ;
  • Service de nuit / Théodore est fatigué / Les Nuits de papa, par Henri Fescourt (1932).

Théâtre :

  • Le Premier mari de France, vaudeville d’Albin Valabrègue (1893) ;
  • L’Âge difficile, comédie de Jules Lemaître (Théâtre des Arts à Bordeaux, Gironde, 1895) ;
  • Le Danger, comédie d’Auguste Arnault (Théâtre de l’Odéon, 1896) ;
  • Halifax, comédie d’Alexandre Dumas (Théâtre de l’Odéon, 1897) ;
  • Les Corbeaux, pièce de Henry Becque (Théâtre de l’Odéon, 1897) ;
  • Le Chemineau, drame de Jean Richepin (Théâtre de l’Odéon, 1897) ;
  • Mon enfant, comédie d’Ambroise Janvier (théâtre de l’Odéon, 1898) ;
  • La Reine Fiammette, opéra-comique de Catulle Mendès, musique de Paul Vidal (Théâtre de l’Odéon, 1898) ;
  • Les Antibel, pièce d’Émile Pouvillon et Armand d’Artois (Théâtre de l’Odéon, 1899) ;
  • L’Amour quand même, comédie de Maurice Vaucaire et Georges Mitchell (Théâtre de l’Odéon, 1899) ;
  • La Poigne, pièce de Jean Jullien (Théâtre du Gymnase, 1900) ;
  • L’Homme à l’oreille coupée, comédie de Francis de Croisset et Jacques Richepin (Théâtre de l’Athénée, 1900) ;
  • Francine ou le Respect de l’innocence, comédie d’Ambroise Janvier (Théâtre de l’Athénée, 1900) ;
  • Une idée de mari, comédie de Fabrice Carré (Théâtre du Gymnase, 1900) ;
  • Le Prestige, comédie d’Ambroise Janvier (Théâtre du Gymnase, 1900) ;
  • L’Affranchie, comédie de Maurice Donnay (Opéra de Monte-Carlo, 1901) ;
  • Le Faubourg, comédie d’Abel Hermant (Opéra de Monte-Carlo, 1901) ;
  • Numa Roumestan, comédie d’Alphonse Daudet (Opéra de Monte-Carlo, 1901) ;
  • 20.000 âmes, pièce de Franc-Nohain (Théâtre du Gymnase, 1901) ;
  • Le Billet de logement, vaudeville d’Antony Mars (Théâtre des Folies Dramatiques, 1901) ;
  • L’Infidèle, pièce de Roberto Bracco, traduction de l’italien par M. Lécuyer (Théâtre de la Bodinière, 1902) ;
  • L’Hameçon, comédie vaudeville de Charles Darantière et Louis Bouvet (Théâtre Trianon, 1903) ;
  • La Tentation de Tod Clyft, comédie de Henri Lyon (Théâtre des Mathurins, 1903) ;
  • Le Bourgeois gentilhomme, comédie-ballet de Molière (Théâtre de la Gaîté, 1904) ;
  • Le Maître de forges, comédie de Georges Ohnet (Théâtre de la Gaité, 1905) ;
  • Les Rois américains, pièce de Séverin-Mars et Camille Clermont (Théâtre du Vaudeville, 1905) ;
  • Le Mari de Loulou, comédie de Maurice Soulié et Henry de Gorse (Théâtre des Nouveautés, 1906) ;
  • Cœur de moineaux, comédie de Louis Artus (Théâtre des Célestins, Lyon, Rhône, 1906) ;
  • Ma gosse, pièce de Marguerite Rolland (Théâtre des Arts, 1907) ;
  • L’Amour s’amuse, comédie de Daniel Jourda (Théâtre des Capucines, 1908) ;
  • Après nous, pièce  d’André Mycho (Tréteau Royal, 1909) ;
  • L’Arlésienne, drame d’Alphonse Daudet, musique de Georges Bizet (Palais du Trocadéro, 1909) ;
  • Prostituée, drame de Henri Desfontaines (Théâtre de l’Ambigu Comique, 1910).

Sources : -. Date de création : 2024-01-30.

Monument

La chapelle contient au fronton un bas-relief en pierre représentant une couronne mortuaire transpercée par une palme, au dessus des initiales enlacées CV.

Inscriptions :

Mme René LEFRIQUE, née Simone SOURDIS, décédée le 16 octobre 1975.
René LEFRIQUE 1903-19.

Photos


Date de la dernière mise à jour : 18 mars 2024