LOISEAU de PERSUIS Louis Luc (1769-1819)
France

gravure par Jules Porreau d'après un dessin par Pierre Narcisse Guérin, 1849 - BNF-Gallica

Louis-Luc Loiseau de Persuis, voit le jour à Metz (Moselle), le 4 juillet 1769. Après une première formation musicale dans sa ville natale, Persuis rejoint Paris en 1787 et entre à l’orchestre de l’Opéra en 1793 comme violoniste. Il fait toute sa carrière dans cette institution, où il est nommé chef de chœur en 1803, puis chef d’orchestre en 1810, en remplacement de Jean-Baptiste Rey. Nommé professeur de chant au Conservatoire de Paris, il doit quitter son poste en 1802. Son nom est de nouveau proposé pour une école de chant de l’Opéra, qui n’est finalement pas créée. Ses fonctions de chef de chœur lui donnent l’occasion de former les choristes.

Il occupe également à l’Opéra des fonctions administratives : régisseur, inspecteur général de la musique en 1816, régisseur de la scène et du personnel des artistes le 1er avril 1817, puis directeur unique du 3 septembre 1817 au 13 novembre 1819, date à laquelle une maladie, qui lui sera fatale quelques semaines plus tard, l’oblige à y renoncer. Compositeur, Persuis compte à son actif des ballets et plusieurs œuvres lyriques, opéras et opéras-comiques. Son plus grand succès est Le Triomphe de Trajan, en collaboration avec Le Sueur, créé en 1807 et resté très longtemps à l’affiche.

Entre 1810 et 1815, Persuis est le compositeur le plus représenté avec 157 représentations, et ce succès est largement dû au Triomphe de Trajan. Pour l’opéra-comique, Persuis est surtout apprécié au Théâtre Favart. Il adapte aussi d’autres œuvres, par exemple l’oratorio Les Croisés de Maximilian Stadler. Persuis enseigne aussi. Il décède à Paris le 20 décembre 1819. Il repose dans la sépulture Rolland avec son épouse, née Delaporte Angelique Charlotte Eugénie.

Œuvres :

Opéras-comiques :

  • La Nuit espagnole (1791) ;
  • Estelle (1794) ;
  • Phanoret Angela (1798) ;
  • Marcel ou l’Héritier supposé (créé au Théâtre Favart le 12 février 1801, livret de René Charles Guilbert de Pixerécourt).

Opéras :

  • Léonidas ou les Spartiates (avec Gresnick, 1799) ;
  • Le Triomphe de Trajan (avec Le Sueur, 1807) ;
  • La Jérusalem délivrée (1812) ;
  • L’Heureux retour (avec Berton et Kreutzer, 1815).

Ballet :

  • Le Retour d’Ulysse (1806) ;
  • Nina ou la Folle par amour (1813) ;
  • L’Épreuve villageoise (1815).

Sources : Gourret (Jean) Ces hommes qui ont fait l’Opéra, 1984, p. 111-112 ; Joël-Marie Fauquet Dictionnaire de la musique en France au XIXe siècle, Fayard, 2003, p. 958 ; Chaillou (David) Napoléon et l’Opéra, Fayard, 2004, p. 82-84. Date de création : 2016-02-25.

Monument

Photos


Date de la dernière mise à jour : 11 février 2021