LEBEUF Louis Martin (1792-1854)
France

Député de Seine-et-Marne

Louis Martin Lebeuf voit le jour le 26 mai 1792, à L’Aigle (Orne). Il appartient à une famille qui, depuis plus de deux cents ans, exerce le notariat.

Mais il préfère le commerce. Dès l’âge de dix-neuf ans, il devient à Paris un des chefs d’une maison de banque où il était entré comme simple commis. Il devient, en 1835, régent de la Banque de France. Il entre, en 1851, au conseil de surveillance de la Caisse d’Amortissement et de dépôts et consignations.

En même temps, c’est le comme directeur des faïenceries de Creil (Oise) et de Montereau (Seine-et-Marne), et le vice-président du conseil général des manufactures et des associations pour la défense du travail national. Il combat les théories libre-échangistes.

Sous la monarchie de juillet, il appartient au conseil général de Seine-et-Marne. Le 4 novembre 1837, il se fait élire député de Seine-et-Marne (arrondissement de Fontainebleau). Il fait partie de la majorité conservatrice et est membre de presque toutes les commissions où se traitent les questions de finances et d’industrie.

Réélu, le 2 mars 1839, il quitte la Chambre des députés en 1842, ayant échoué au renouvellement du 9 juillet face à Ségur. Il se représente encore le 1er août 1846, et échoue face au député sortant.

Désigné, dès l’assemblée constitutive du 14 octobre 1846, secrétaire de l’Association pour la Défense du Travail National (ADTN), il y côtoie notamment Eugène Schneider, Léon Talabot, Joseph Perier, Frédéric Kulhmann, Eugène Dollffus, etc. Il devient plus tard vice-président de cette association et signe l’appel pro-républicain du 25 février 1848. Il prêche alors l’apaisement à une base patronale agitée.

Louis Martin Lebeuf revient au parlement lors des élections du 13 mai 1849, représentant la Seine-et-Marne. Il siège à droite et opine avec la majorité antirépublicaine pour l’expédition de Rome et pour la loi Falloux-Parieu sur l’enseignement. En 1851, il se rallie à la politique du coup d’État du 2 décembre.

Il fait partie de la commission consultative, et, le 26 janvier 1852, on l’appelle au Sénat. Il prend part au rétablissement du régime impérial, et continue de se montrer le champion des idées protectionnistes.

Louis Martin Lebeuf meurt le 10 novembre 1854, au château de Montgermont à Pringy (Seine-et-Marne). Il repose avec le peintre Jean Victor Schnetz (1787-1870).

Son fils aîné, Adrien Lebeuf de Montgermont (1824-1876), reprend la manufacture de faïence de Creil et Montereau. Son fils cadet, Louis Lebeuf de Montgermont (1841-1918), est diplomate et bibliophile. Tous les deux sont autorisés, par décret impérial du 24 janvier 1859 et du 30 mai 1863, à ajouter à leur nom patronymique celui de de Montgermont.

Sources : Wikipedia. Date de création : 2022-12-25.

Monument

Inscriptions : Familles SCHNETZ, et de L. de MONTGERMONT

Photos


Date de la dernière mise à jour : 26 décembre 2022