Stanislas Laugier voit le jour le 28 janvier 1799, à Paris (5ème). C’est le fils de André Laugier (1770-1832), médecin qui mourra du choléra en 1832, et de Jeanne Marie Pauline Cheradame (ca 1775-1863).
Le 8 décembre 1841, il épouse Sophie Adèle Planquette (1819-1901). Ils auront deux fils : Paul Louis Maurice (1842-1915), futur médecin lui aussi, et Charles André (1847-1917), futur préfet.
Il devient chirurgien et exerce à l’Hôtel-Dieu à Paris. Ensuite, il est membre de l’Institut, puis membre de l’Académie des Sciences, président et professeur de l’Académie de Médecine de Paris.
Il s’éteint à Paris (9ème), le 13 février 1872.
Extrait (de Mémoires, 1865) :
« De fausses membranes recueillies sur la plèvre d’une femme décédée à la suite d’une pleuropneumonie; par M. Laugier. M. Stanislas Laugier, interne à la Charité, en faisant l’autopsie du cadavre d’une femme morte à cet hospice le 9 juin dernier, a trouvé sur la plèvre de fausses membranes qui y formaient une couche de quatre à cinq lignes d’épaisseur.
On sait que ces productions morbides, sur lesquelles Xavier Bichat a, le premier, éveillé l’attention des physiologistes, et qu’il a considérées comme de l’albumine coagulée, sont le résultat de l’inflammation des tissus qu’elles recouvrent.
On sait encore qu’elles peuvent être produites artificiellement par l’introduction sur ces tissus de substances irritantes. M. Dupuy, professeur à l’École vétérinaire, en introduisant de l’acide oxalique dans le thorax d’un cheval, y a fait naître des fausses membranes. »
Distinctions : La Légion d’honneur mentionnée dans l’inscription ne figure pas dans les Archives de la Légion d’honneur.
Sources : Archives de la Légion d’honneur ; Geneanet ; Wikipedia. Date de création : 2009-12-27.
