LA FONTAINE Jean de (1621-1695)
France

portrait par Rigaud - Musée Carnavalet, Paris
Fabuliste, auteur du « Corbeau et le renard » …

Jean de La Fontaine voit le jour à Château-Thierry (Aisne), le 8 juillet 1621. Maître des Eaux et Forêts, c’est un protégé de Fouquet qui lui fait une pension. Il habite chez lui pendant sept ans et il lui reste fidèle dans sa disgrâce. Il habite ensuite pendant vingt ans chez Mme de la Sablière, puis chez M. d’Hervart.  Le duc de Bourgogne, les princes de Conti et de Vendôme le protègent aussi et le pensionne.

Le Roi Louis XIV est à son égard toujours indifférent et ne sembla guère gouter son talent, ni sa vie quelque peu agitée et dissolue pour les critères de l’époque. La Fontaine fréquenta le salon de Ninon de Lenclos, est un «ancien», et l’ami de Boileau, Jean Racine et Molière. Sa continuelle distraction et sa bonhomie sont célèbres.

Le fabuliste compose deux cent trente-neuf fables qui le placent au premier rang dans la littérature française mais qui sont peu goûtées de son temps, l’heure n’étant pas aux leçons de morale ou de gouvernement.

La Fontaine est également auteur dramatique, mais ses œuvres en ce domaine, n’ont guère survécu à leur auteur. Il est élu à l’Académie Française en remplacement de Colbert en 1683, contre Boileau que préférait le Roi Louis XIV. Son admission reste suspendue jusqu’à la vacance suivante. Mais, Boileau nommé cette fois ci, Louis XIV donne son approbation pour les deux élus en date du 24 avril 1684.

L’abbé de La Chambre le reçoit le 2 mai 1684. Son discours de réception est très élogieux pour Colbert et ne trahit pas l’indifférence que ce ministre lui témoigne. Il est très assidu aux séances de l’Académie, il essaie avec Boileau et Racine d’obtenir la soumission de Furetière.

A la suite d’une maladie grave et sur l’insistance du confesseur appelé à son chevet, il fait sa contrition d’avoir écrit «les Contes», en présence d’une délégation d’académiciens. Il renouvelle l’expression de son repentir à l’Académie même, après sa guérison.

Jean de La Fontaine s’éteint à Paris le 13 mars 1695. On l’enterre au cimetière des Innocents. En 1817, afin de promouvoir le cimetière du Père Lachaise, on transfère ses restes (supposés) auprès de ceux de Molière.

Sources : -. Date de création : 2007-01-29.

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Monument

La concession à perpétuité est entretenue gratuitement par la ville de Paris. Le sarcophage de pierre comporte des bas-reliefs, non signés, représentent «Le loup et l’agneau» et «Le loup et la cigogne».

Inscriptions : LA FONTAINE

Hic jacet, Ioh. LA FONTAINE castrotheodoricus, in aesopiis fabellis condendis, recentiorum unicus, babriae et phoedri, victor potiusquam aemulus, vixit an. LXXIV obiit a.s. MDCCLXXXXV, guil. CHABROL de VOLVIC, comes praefectus urbis, poetae corpus aliunde translatum, monumento inferri curavit, a.s. MDCCCXVII.
(Latin : Ci git, Jean LA FONTAINE, de Chateau-Thierry, recréateur des fables d’Ésope, le seul des modernes, vainqueur plutôt que rival, a vécu 74 ans et est mort en  1795. Guillaume CHABROL de VOLVIC, comte préfet de la ville, veilla à ce que le corps du poète, ayant été transféré d’un autre lieu, fût placé dans le monument, en 1817.)

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Date de la dernière mise à jour : 22 juin 2023