LA BEDOYERE Charles Angélique François HUCHET, comte de (1786-1815)
France

portrait de La Bédoyère par Jean Urbain Guérin - Château de Malmaison (Hauts-de-Seine)
Général, victime de la terreur blanche (1815)

Charles Angélique François Huchet, comte de La Bédoyère, voit le jour à Paris le 17 avril 1786. Sa fidélité à l’Empereur le conduit jusqu’au peloton d’exécution, il paiera de sa vie son dévouement et sa loyauté à Napoléon et à la parole donnée. La Bédoyère commence sa carrière militaire en 1806 comme gendarme d’ordonnance.

Ensuite, il devient aide-de-camp de Lannes et se fait remarquer par son courage et sa témérité lors du siège de Ratisbonne en montant à l’assaut des murs le 23 avril 1809. A Essling, il est blessé aux côtés de Lannes. Il est nommé colonel la veille de la bataille de Lützen où il s’illustre particulièrement. Puis, il se distingue aussi à Bautzen.

La Bédoyère est de nouveau blessé à Colberg et doit rentrer en France. Il se marie et sa belle-famille, très légitimiste, lui fait obtenir à la première restauration, la croix de Saint-Louis et le commandement de la garnison de Grenoble. Mais, sa fidélité va le conduire à sa perte. En 1815, lors du « vol de l’aigle » le ralliement du 7eme de ligne, à Vizille, est déterminant et gagne à la cause de l’empereur de nombreuses autres unités.

En récompense de sa fidélité, La Bédoyère devient général de brigade et aide de camp de l’Empereur. C’est l’un des derniers à abandonner le champ de bataille de Waterloo au soir de la défaite. Revenu à Paris, il se bat pour conserver les droits du Roi de Rome. Son courage et ses prises de position en faveur de l’Empire et ses réflexions de mépris envers les partisans de la royauté lui valent d’être inscrit en seconde position sur la liste des proscrits juste après le maréchal Ney.

Le 8 août 1815, il est donc arrêté, traduit en conseil de guerre, condamné le 15, et malgré les supplications de sa femme et de son fils, La Bédoyère est fusillé dans la plaine de Grenelle, avec son courage légendaire face au peloton. Les héritiers de La Bédoyère sont couchés sur le testament de l’Empereur. En 1816, Napoléon déclare à Las Cases :

«La Bédoyère est éminemment Français ; il est guidé par les sentiments les plus nobles et les plus chevaleresques dans la démarche qu’il fit à Grenoble. »

Titres : Pair de France (2 juin 1815). Distinctions : croix de Saint-Louis (1815).

Histoire du cimetière : Le chemin qui borde le monument a pris le nom de La Bédoyère.

Sources : -.  Date de création : 2005-10-18.

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Monument

La sépulture est ornée d’un bas-relief en marbre restauré il y a peu mais de facture inconnue. Cette tombe était pendant la Restauration et la Monarchie de juillet, le point de rendez-vous de tous les anciens soldats de la révolution et de l’Empire.

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Date de la dernière mise à jour : 30 mars 2021