Charles (Angélique François) Huchet, comte de La Bédoyère, voit le jour à Paris, le 17 avril 1786. C’est le fils de Charles Marie Philippe Huchet de La Bédoyère (1751-1809), député de la noblesse aux Etats Généraux de 1789, et de Judith Félicité Françoise des Barres (1757-1817). C’est aussi le frère de Noel François Henri Huchet, comte de la Bedoyère (1782-1861), lieutenant colonel.
Il commence sa carrière militaire en 1806 comme gendarme d’ordonnance.
Ensuite, il devient aide-de-camp de Lannes et se fait remarquer par son courage et sa témérité lors du siège de Ratisbonne en montant à l’assaut des murs le 23 avril 1809. A Essling, il est blessé aux côtés de Lannes. Il passe colonel la veille de la bataille de Lützen où il s’illustre particulièrement. Puis, il se distingue aussi à Bautzen. Il est de nouveau blessé à Colberg et doit rentrer en France.
Il se marie en 1813 avec Georgine de Chastellux (1790-1871). Ils auront un fils, César Raphaël Georges Huchet, comte de La Bédoyère (1814-1867), futur député puis sénateur. Sa belle-famille, très légitimiste, lui fait obtenir à la première restauration le commandement de la garnison de Grenoble. Mais, sa fidélité va le conduire à sa perte. En 1815, lors du « vol de l’aigle » le ralliement du 7ème Régiment de ligne, à Vizille (Isère), est déterminant et gagne à la cause de l’empereur de nombreuses autres unités.
En récompense de sa fidélité, il devient général de brigade et aide de camp de l’empereur. C’est l’un des derniers à abandonner le champ de bataille de Waterloo au soir de la défaite. Revenu à Paris, il se bat pour conserver les droits du roi de Rome. Son courage, ses prises de position en faveur de l’empire et ses réflexions de mépris envers les partisans de la royauté lui valent de figurer en seconde position sur la liste des proscrits, juste après le maréchal Ney.
Le 8 août 1815, on l’arrête, on le traduit en conseil de guerre et on le condamne le 15. Malgré les supplications de sa femme et de son fils, on le fusille dans la plaine de Grenelle ; il garde son courage légendaire face au peloton. Ses héritiers figurent sur le testament de l’empereur. En 1816, Napoléon déclare à Las Cases :
«La Bédoyère est éminemment Français ; il est guidé par les sentiments les plus nobles et les plus chevaleresques dans la démarche qu’il fit à Grenoble. »
Il repose à coté de son fils, César Raphaël Georges Huchet, comte de La Bédoyère (1814-1867), député puis sénateur.
Titres : Pair de France (2 juin 1815). Distinctions : croix de Saint-Louis (1815).
Histoire du cimetière : Le chemin qui borde le monument a pris le nom de La Bédoyère.
Sources : Wikipedia ; Geneanet. Date de création : 2005-10-18.
