HOUSSAYE Henry (1848-1911)
France

Historien, critique d'art et critique littéraire

(Georges) Henry Houssaye voit le jour à Paris le 24 février 1848. Fils de l’écrivain Arsène Houssaye, alors inspecteur général des musées de province, Henry Houssaye fait ses premières études au lycée Henri-IV et termine son instruction sous la direction particulière du poète Philoxène Boyer. Il veut d’abord être peintre, mais un voyage en Grèce qu’il entreprend en 1868 nourrit son intérêt précoce pour l’histoire de la Grèce antique, dont il fait le sujet de plusieurs ouvrages. De retour en France lors de la guerre de 1870, il sert comme sous-lieutenant et comme officier d’ordonnance et se distingue dans plusieurs batailles. Après la guerre, il se consacre totalement à son œuvre historique et critique. Il aborde l’histoire, particulièrement l’histoire militaire, de Napoléon Ier avec «1814» (1888), qui n’a pas moins de 46 éditions.

Il publie ensuite «1815», ouvrage monumental en trois parties (publiées en 1893, 1899 et 1905) qui s’appuie sur la quasi-totalité des sources alors disponibles et comporte un appareil critique extrêmement abondant. Journaliste, il collabore à de nombreux périodiques auxquels il donne des articles d’archéologie, d’histoire et de littérature : «L’Artiste», «La Presse», «la Revue du XIXe siècle» (sous le pseudonyme de Georges Werner), «La Revue française», «la Gazette des Beaux-Arts, Le Journal des Débats». Il est élu à l’Académie Française en 1894. Selon André de Fouquières, «il a épousé une Américaine qui tenait fort à ce qu’on l’appelât comtesse Henry Houssaye.» Henry Houssaye habite d’abord l’hôtel particulier de son père 39 avenue de Friedland (8e arrondissement) avant de s’installer 50 avenue Victor-Hugo (16e arrondissement). Henry Houssaye s’éteint à Paris le 23 septembre 1911.

Extraits (de jugements par ses contemporains) :

Anatole France : Chez M. Henry Houssaye, pas de phrases, point de paroles vaines et ornées. Partout la vérité des faits et l’éloquence des choses.

Jules Simon : Je rends justice à cette étude savante, à cette exposition claire et complète où l’auteur laisse parler les faits sans-y mêler aucune réflexion, et dans laquelle cependant on lit sa pensée à chaque page.

Ferdinand Brunetière : Précision des renseignements, choix heureux des détails, netteté de l’ordonnance, juste proportion des parties, vigueur enfin du style, tout concourt à faire de ces livres comme un tableau dont la sévère beauté n’a d’égale que la solidité de l’instruction qu’on en tire.

Œuvres : Histoire d’Apelles (1867) ; L’Armée dans la Grèce antique (1867) ; Histoire d’Alcibiade et de la République athénienne, depuis la mort de Périclès jusqu’à l’avènement des trente tyrans (1873) ; Le Premier Siège de Paris, an 52 avant l’ère chrétienne (1876) ; Le Nombre des citoyens d’Athènes au Ve siècle avant l’ère chrétienne (1882) ; L’Ostracisme à Athènes (1883) ; La Loi agraire à Sparte (1884) ; Athènes, Rome, Paris, l’histoire et les mœurs (1879, essais) ; Aspasie, Cléopâtre, Théodora» (1889, essais).

Distinctions : chevalier (28 octobre 1871), officier de la Légion d’honneur (31 décembre 1895).

Sources : Base Léonore (Légion d’honneur). Wikipedia Date de création : 2009-07-06.

Monument

La sépulture est ornée d’un buste en bronze de l’académicien, œuvre non datée mais signée par Jean Baptiste, dit Auguste, Clesinger (1814-1883), lui-même enterré dans la 11ème Division.

Photos


Date de la dernière mise à jour : 13 février 2021