GOUBLIER, Gustave CONIN dit (1856-1926)
France

Auteur compositeur, l'auteur du "Credo du Paysan"

Fils de commerçants, Gustave Goublier, de son vrai nom Gustave Conin, nait à Paris, le 15 janvier 1856. Il s’intéresse très tôt à la musique et travaille assidûment le piano. A 17 ans, il monte sur les planches et joue quelque temps la comédie. Mais bientôt, on le retrouvera comme pianiste-accompagnateur chez Robert Houdin où il restera 3 ans. Mais la musique l’habite. Il compose romances, mélodies et poèmes… A peine son service militaire terminé, il se marie à 22 ans avec une jolie couturière…Gustave Goublier se produit dans divers cafés concerts. Il commence à être connu. Sa carrière se développe alors dans deux directions : comme compositeur et comme chef d’orchestre. Il dirige notamment au casino du «High-Life», à Saint-Valéry-en-Caux et à Granville.

C’est à Paris que naît en 1888 son second fils, Henri, le futur compositeur de «La cocarde de Mimi-Pinson». Au début du siècle, il est chef d’orchestre à l’ «Eldorado» où il dirige, entre autres, de nouveaux venus comme Dranem ou Mistinguett. En 1903 il est au «Moulin-Rouge» où il dirige la fastueuse opérette anglaise «La Belle de New York» (qui sera reprise cinquante ans plus tard à «Mogador» par Henri Varna). On le retrouve ensuite à la «Taverne Gauloise» puis à la direction des bals de l’Opéra… Comme compositeur, on lui doit des chansons qui ont traversé le XXe siècle : «L’angélus de la mer), «Le credo du paysan». Pour des établissements comme l’ «Alcazar» ou l’ «Eldorado», il compose de petits opéras comiques (Frivoline), vaudevilles, poèmes, revues… Son épouse, qui ne s’est jamais remis de la mort de leur fils aîné, Emile (disparu en 1906), meurt en 1921. Gustave Goublier est alors un homme désespéré, sans ressort. La mort vient le chercher doucement le 27 octobre 1926, à son domicile, 32 rue de l’échiquier, près de la Porte Saint-Denis, à Paris. Son fils Henri (1888-1951), compositeur lui aussi, repose dans la même sépulture.

Opérettes : La boule de neige (1898, créée dans un petit théâtre de quartier) ; Galerie Vivienne ; Par devant notaire (1899) ; Le sérum de l’amour (1899) ; Le roi boîte (1913) ; Mam’zelle Boy-Scout (opérette patriotique, son ouvrage le plus célèbre, créé à la Renaissance le 3 avril 1915) ; Les surprises d’une nuit d’amour ; Ah ! Quelle nuit).

Extrait (du journal Le Petit Parisien du 29 octobre 1926) :

« Hier meurt, à Paris, à l’âge de soixante-dix ans, Gustave Goublier, qui a connu, pendant un demi-siècle, une véritable célébrité comme compositeur populaire. Quelques titres parmi ses nombreuses œuvres, le Credo du paysan, la Voix des chênes, Mendiant d’amour, l’Angélus de la mer évoqueront dans toutes tes mémoires les succès que ses mélodies remportèrent. Tous les artistes de la chanson française ont interprété ses œuvres dans le monde entier. Beaucoup d’entre eux l’eurent comme chef d’orchestre, à Parisiana, au Moulin-Rouge, à l’Eldorado, aux Folies-Bergère. C’est un maître d’une aimable cordialité, qui avait su s’attacher lu sympathie des innombrables paroliers avec lesquels il collabora. »

Hommages : Une rue porte son nom, dans le 10ème arrondissement, à Paris.

Pour écouter le credo du paysan sur youtube.

Pour voir le site de l’ANAO.

Sources : -.  Date de création : 2006-06-11.

Monument

La chapelle est ornée d’un médaillon en bronze du compositeur signé et daté de Cassou, 1928.

Photos


Date de la dernière mise à jour : 6 mars 2021