GRANGER Jean-Pierre (1779-1840)
France

Jean-Pierre Granger nait le 11 mars 1779, dans l’île de la Cité, rue de Harlay où son père est vitrier, à Paris. Son prénom est Jean-Pierre d’après un procès-verbal de l’Académie des Beaux-arts daté de 18001 et le livret du salon de 1840, mais d’autres sources anciennes (Biographie Universelle de Hoefer, Dictionnaire des artistes de l’école française, au XIXe siècle de Charles Gabet) lui donnent le prénom de Jean Perrin. Il est, dès son plus jeune âge, un passionné de la pêche. Il est incorporé à l’âge de six ans comme tambour-major dans le régiment Royal-Bourbons créé pour l’amusement du Dauphin. Deux années plus tard, son père fait la connaissance d’Angélique Briceau, peintre de son état, qui lui apprend les rudiments de son art. Cette demoiselle avait épousé le graveur Louis-Jean Allais, qui transmet à Granger l’art de la gravure.

Durant sept années, Jean-Pierre Granger fait de la gravure pour son maître, mais il ressent bientôt les limites de cet art et il entre dans l’atelier de Jean-Baptiste Regnault. Quatre ans plus tard, il quitte Regnault pour suivre l’enseignement de Jacques-Louis David. En 1800, il est lauréat du premier Prix de Rome de peinture d’histoire avec Antiochus renvoie son fils à Scipion. Son condisciple Ingres recevant le second prix, reproche à David d’avoir influencé le jury pour favoriser Granger. Allant trouver David, dont il espérait les félicitations celui-ci l’accueille avec ces mots : « Tu as fait un mauvais tableau, mais c’est égal, va toujours à Rome et étudie les maîtres, l’antique et la nature. » En Italie il dessine pour Lucien Bonaparte la collection des antiquités de ce prince. Il entreprend alors de faire, à l’huile le portrait de Madame Lucien Bonaparte, mais lui (et d’autres) ne trouvant pas réussie l’esquisse qu’il en fait, Granger interrompt son travail. Il peint le portrait d’une demoiselle de la suite du Prince Napoléon.

Ce portrait lui plait si bien qu’il en épouse le modèle : Marie Jeanne Catherine Delaigle. Leur fille, Palmyre, pianiste de renom, épousera Paul Meurice et sera dessinée par Ingres. Jean Pierre Granger décède le 1er décembre 1840, à Paris.

Sources : Gabet (Charles) Dictionnaire des artistes de l’école française, au XIXe siècle, 1834. Date de création : 2013-02-19.

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Date de la dernière mise à jour : 5 février 2021