GINGUENE Pierre Louis (1748-1815)
France

gravure par Jouannin d'après Danloux, 1830 - BNF
Historien de la littérature

Pierre Louis Ginguené nait le 2 avril 1748 à Rennes (Ille-et-Vilaine). Il fait ses études auprès de l’Université des Jésuites. Pui, il vient à Paris en 1772, où il écrit des critiques dans le «Mercure de France». Ginguené est l’auteur d’un opéra-comique, «Pomponin» en 1777. On lui doit aussi «Les satires de la satire» (1778), et la «Confession de Zulmé» (1779). Ce dernier ouvrage fait l’objet de nombreux éloges par les auteurs de l’époque. Ginguené est l’ardent défenseur de Niccola Piccini contre les véhéments partisans de Glück et est à l’origine de la découverte de ce musicien talentueux et prolixe, sa défense a contribuée largement à sa renommée personnelle.

Ginguené pressent les premiers symptômes de la Révolution française. Il rejoint alors Giuseppe Cerutti, l’auteur du «Mémoire du peuple français» en 1788. Il crée une feuille, «La Feuille villageoise», un journal hebdomadaire adressé aux villages de France. On lui doit également une «Ode» célébrant l’ouverture des Etats-Généraux. Dans ses «confessions, et sur les lettres de Jean Jacques Rousseau», il défend la vie et les principes de leur auteur. Pendant la Terreur, on l’emprisonne et il ne doit son salut qu’à la chute de Robespierre.

Après sa libération, il participe comme directeur général de la Commission publique exécutive de l’instruction, à la réorganisation du système de l’instruction publique, et devient membre de l’Institut de France. En 1797, il est ministre plénipotentiaire auprès du Roi de Sardaigne. De retour après sept mois, Ginguené se retire dans sa maison de Saint-Prix près de Montmorency. Il est nommé membre du Tribunat, mais, étant d’un caractère peu malléable, Napoléon le fait exclure à la première purge. Ginguené retourne alors à ses recherches littéraires.

Il est membre du collectif chargé de continuer la rédaction de la monumentale «Histoire de la littérature de France», ouvrage paru en 1814, 1817 et 1820. Le travail le plus important Ginguené est «l’Histoire littéraire de l’Italie», parue en 14 volumes de 1811 à 1835. Il corrige les finitions des 8ème et 9ème volumes, quand il décède. Les cinq derniers volumes sont écrits par Francesco Salfi et mis à jour par Pierre Daunou. On doit aussi à Ginguené la «Décennie philosophique, politique et littéraire» en 1807. Il contribue aussi en grande partie à la rédaction de la «Biographie universelle», au «Mercure de France» et à «l’Encyclopédie méthodique». Il édite les travaux de Nicolas Chamfort et de Lebrun. Pierre Louis Ginguené décède le 11 novembre 1815.

Sources : -. Date de création : 2006-05-24.

Monument

Inscriptions :

Celui dont la cendre est ici
Ne sut, dans le cours de sa vie,
Qu’aimer ses amis, sa patrie,
Les arts, l’étude et sa Nancy.

Photos


Date de la dernière mise à jour : 30 mars 2021