Louis Dubeux voit le jour à Lisbonne (Portugal), le 2 novembre 1798. C’est le fils d’un armateur et chancelier d’ambassade, établi à Lisbonne, Jean Dubeux (1761-1830) et de Françoise Charlotte de Bure (1770-1839).
Il fait ses études au collège hiéronymite Belém. Mais en 1808, lorsque la capitulation de Cintra met fin à l’invasion française du Portugal, sa famille est contrainte de suivre l’armée de Junot et de rentrer en France.
À Paris, il entre comme commis dans la librairie que tiennent ses oncles maternels. Sa passion pour les langues le fait ensuite admettre au département des imprimés de la Bibliothèque royale. Là, il se livre à d’intenses études philologiques et se lie avec Charles Magnin.
Il épouse, le 20 juillet 1832, à Besançon (Doubs), Louise Marie Alexandrine (Paignon) de Laborie (1814-1866). Ils auront deux enfants :
- Jean Léon Louis Frédéric (1834-1902), futur officier,
- (Guillemine Marie) Marthe (1839-1901), future madame Henri Edmond Sainte-Beuve (1828-1920).
Devenu conservateur-adjoint de cette bibliothèque en 1838, il suit en même temps les cours des orientalistes Antoine Isaac Sylvestre de Sacy et Antoine Léonard Chézy. Il parvient à acquérir non moins de vingt-deux langues et dialectes, tant de l’Orient que de l’Europe.
Devenu professeur de turc à l’École des langues orientales vivantes, il envoie des articles au Journal asiatique et au Journal des savants. En 1857, il est pressenti pour succéder à Marc Etienne Quatremère à la chaire d’hébreu au Collège de France. Mais ce poste lui échappe au profit d’Ernest Renan. Il devient alors chargé de cours de langues hébraïque, chaldaïque et syriaque.
En dépit de son érudition, plus passionné d’enseignement que d’écriture, il publie peu. On lui doit surtout la première traduction en français de la Chronique de Tabari, dont seule la première partie parait en 1836.
Il meurt le 4 octobre 1863, à Paris. Il repose avec sa femme, Louise de La Borie (1814-1868), leur fille, Marthe (1839-1901), le mari de celle-ci, le général Henri Edmond Sainte-Beuve (1828-1921), leur fils, le colonel Henri Jean Marie Louis Sainte-Beuve (1878-1940), ainsi que son oncle par alliance, le comte et préfet Sophie Édouard Dunod de Charnage (1783-1826).
Publications :
- Chronique d’Abou-Djafar Mohammed Tabari, traduite sur la version persane d’Abou-Ali Mohammed Belami, d’après les manuscrits de la Bibliothèque du Roi (1836) ; La Perse (1841) ;
- Les Lusiades, ou les Portugais, poème en dix chants par Camoens, traduction de J.-B.-J. Millié, revue, corrigée et annotée par Louis Dubeux (1844) ;
- Tartarie, Béloutchistan, Bhoutan et Népal – avec V. Valmont (1848) ;
- Éléments de la grammaire turque, à l’usage des élèves de l’école impériale et spéciale des langues orientales vivantes (1856) ;
- Nouveau dictionnaire d’histoire et de géographie anciennes et modernes – avec Augustin Crampon et Édouard d’Ault-Dumesnil (1866) ;
Sources : Geneanet ; Wikipedia. Date de création : 2026-09-21.
