DE DREUX Alfred (1808-1860)
France

gravure anonyme dans Almanach de la littérature du théâtre et des beaux-arts, 1861
Le peintre des chevaux

Cet élève de Léon Coignet, excelle dans le genre animalier, il connait une grande renommée et une célébrité sans partage. On lui doit de nombreuses lithographies dont les très connues «Cavaliers et amazones arrêtés au bord du lac de Pierrefonds», que l’on peut voir aujourd’hui au Louvre, «La Promenade au Petit-Palais», «L’Ecuyère Kippler sur sa jument noire», «Un portrait équestre du duc d’Orléans», au musée de Bordeaux. Il possède une maîtrise de son art poussée à la perfection, ses tableaux sont tous empreints de fraîcheur et d’élégance. Dans un genre tout spécial, avec de rares qualités d’élégance et de bon ton, Alfred de Dreux s’est fait une place distinguée parmi les artistes du XIXème siècle. De la date de sa véritable notoriété, jusqu’à sa mort, il est le peintre de la haute vie dans ce qu’elle a de plus luxueux et de plus attrayant.

M. Charles Blanc, dans une remarquable étude qu’il a consacrée à ce maître, donne sur sa jeunesse quelques détails intimes, propres à révéler les premiers instincts de l’artiste. «Son oncle, M. de Dreux-Dorcy, est, dit-il, le camarade, l’ami le plus intime de Géricault. Dès son enfance, Alfred les avait vus peindre ensemble, puis il avait vu Géricault aller au bois et en revenir élégant, fringant, beau cavalier, et, dans sa jeune tête, ces deux idées, la peinture et le cheval, s’étaient mêlées de façon qu’elles n’en faisaient plus qu’une … Il fréquente l’atelier de Cogniet et l’on put dès lors apprécier la finesse de touche avec laquelle il savait exprimer toute l’élégance, toute la coquetterie du cheval. Les relations qu’il se créa lui valurent de superbes commandes. Une grande vogue accueillit ses moindres toiles. Les jolies femmes surtout étaient friandes du beau talent de l’artiste gentilhomme. Elles firent pour lui beaucoup de folies, dit gravement un critique, et il fait pour elles beaucoup de … tableaux. »

Seule au rendez-vous est une de ces pages exceptionnelles où le peintre laissa parler toute sa sensibilité. L’aveu naïvement exprimé dans ce tableau, il le répéta dans d’autres créations de même genre et chaque fois avec des variantes exquises qui trahissaient l’inquiétude du cœur, parfois la souffrance et plus souvent le besoin d’expansion naturel à celui qui aime. … La gravure et la lithographie ont rendu populaires les meilleures créations de de Dreux. Alfred de Dreux s’éteint à Paris en 1860. Il repose avec son oncle, le peintre Pierre Joseph Dedreux-Dorcy (1789-1874), son cousin, l’homme de lettres, Marcelin André Becq de Fouquières (1874-1959), et son petit-cousin, l’hommes de lettres Aimé Louis Victor Becq de Fouquières (1831-1887)

Sources : Larousse (Pierre) Grand dictionnaire universel du XIXème siècle, 1875. Date de création : 2006-12-31.

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Date de la dernière mise à jour : 12 février 2021