BOUVELET Henri (1888-1912)
France

photo par Eugène Pirou dans Excelsior, 11 juin 1911

Henri (Louis Marie) Bouvelet voit le jour le 16 juin 1888, à Louveciennes (Yvelines).

En 1906, à peine âgé de 18 ans, il fait paraître à compte d’auteur une plaquette de vers, assez banalement intitulée « Premiers poèmes ».

Ce mince recueil de douze pièces attire l’attention de Pierre Vanneur :

« À la fraîcheur de la jeunesse, s’allie, dans les vers de M. Bouvelet, un sens très délicat du rythme qui parfois prend un accent très personnel. »

En 1907, deux de ses nouveaux poèmes, « L’Orgueil et Versailles » et « Parc d’orgueil » sont insérés dans la revue le « Penseur ». En janvier 1908, les quarante poèmes qu’il signe font la une du « Gil Blas » sous la plume de Jean de Bonnefon. « Les Annales politiques et littéraires » comprennent le poème encore inédit « Les Énergies » et cinq autres paraissent en mars dans la rubrique Anthologie du Gil Blas, ainsi introduits par Gustave Kahn :

« Très jeune encore, Henri Bouvelet s’est déjà fait connaître par des recueils de poèmes d’une allure très sereine et d’un goût idéologique marqué. Les vers inédits que nous publions aujourd’hui de lui sont très nobles et s’ajoute bien à l’œuvre déjà heureuse du jeune artiste. »

Puis il fait partie des cercles de Jean Cocteau et François Mauriac. Il fait publier dans la revue homosexuelle Akademos, le poème « Les Bâtards », le 15 décembre 1909.

La femme de lettres Gérard d’Houville, fille de José-Maria de Heredia, voit en lui un grand poète et admire le vers d’un sonnet « La terre à notre enfance accordait le printemps ». Pour elle, il a

« le sens spécial de cette composition difficile et serrée. Il sait courber les quatrains comme un bel arc d’où les tercets s’élancent avec la force ailée et précise de la flèche ».

De son côté Lucien Daudet en parle comme d’un « Subtil et ardent poète ».

Il décède le 7 octobre 1912, à Paris (8ème), à l’âge de 24 ans, des suites d’un accident automobile, et est inhumé le 10 octobre.

Œuvres : 

  • Premiers poèmes (1906) ;
  • L’Appel au soleil, poèmes (1908) ;
  • Schéhérazade (1909) ;
  • Le Royaume de la terre (1910) ;
  • Poésies (1914) ;

Sources : « Certains d’entre eux : portrait d’une jeunesse homosexuelle foudroyée. À propos d’Henri Bouvelet (1888-1912) et d’André Lafon (1883-1915) », Akademos. La Première revue homosexuelle française – 1909 – Mode d’emploi, Patrick Cardon et Nicole G. Albert (dir.), Gaykitschcamp, 2022. ; Wikipedia ; BNF-Gallica. Date de création : 2024-01-20.

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Monument

Inscriptions :

Cécyle, BERRUS, 7 mai 1859, 24 mai 1859.
Léon BERRUS, 4 aout 1864, 17 mars 1885.
Edouard BOUVELET, 26 septembre 1855, 31 janvier 1892.
Lucie BOUVELET, née BERRUS, 6 octobre 1960, 11 octobre 1929.
Andrée BOUVELET, 28 novembre 1883, 8 août 1943.
Almée BERRUS, 8 décembre 1820, 4 décembre 1876.
Henri BOUVELET, 16 juin 1888, 7 octobre 1912.
Léontine BERRUS, née CHABROL, 6 juin 1832, 1er juillet 1917.
François Dominique BOUVELET, 19 octobre 1927, 3 décembre 1927.

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Date de la dernière mise à jour : 17 août 2026