BOITTELLE Symphorien Casimir Joseph (1813-1897)
France

Préfet de Police et sénateur

Symphorien Casimir Joseph Boittelle voit le jour le 22 février 1813 à Fontaine-Notre-Dame près de Cambrai (Nord). C’est le fils d’un marchand épicier puis homme d’affaires cambrésien, Casimir Joseph Boittelle (1791-1879), président de la compagnie des mines de Vicoigne, et le frère des banquiers Alexis et Édouard Boittelle, cofondateurs (en 1850) et administrateurs de la compagnie des mines de Béthune. Destiné à la carrière des armes, Symphorien Boittelle entre à Saint-Cyr en 1833. Engagé dans la cavalerie, il parvient au grade de sous-lieutenant (1835) puis de lieutenant (1840) au sein du 5e Régiment de Lanciers commandé par le colonel Vidal de Léry et caserné à Joigny. Cependant, son comportement querelleur nuit à son avancement et il doit quitter l’armée en 1845. Peu de temps auparavant, alors que son régiment est en garnison à Colmar, il a rencontré celle qui va devenir son épouse, Amélie Caroline Wilhelmina dite Mina Haussmann (1823-1869), fille de Balthazar Haussmann (1791-1854), un riche industriel du Logelbach en parenté avec l’administrateur Georges Eugène Haussmann (alors sous-préfet), et d’Émilie, fille du général Levasseur.

Malgré ses tendances légitimistes, Boittelle se lie aux bonapartistes sous la Deuxième République et devient l’agent électoral de Persigny dans le Nord. Ces services sont récompensés, après le Coup d’État du 2 décembre 1851, par son affectation à différents postes dans l’administration : nommé sous-préfet de Saint-Quentin en février 1852, Symphorien Boittelle est placé à la tête de la préfecture de l’Aisne en mars 1853 puis à celle de l’Yonne en septembre 1856. Il est nommé préfet de police après l’attentat d’Orsini et la démission de Pietri (1858). Il occupe ce poste, qu’il cumule avec la direction générale de la Sûreté publique, pendant près de huit ans (1858-1866). À ce titre, il contribue à la politique répressive menée par le général Espinasse et ses successeurs au ministère de l’Intérieur.

Usant de son influence, Symphorien Boittelle aide son frère Édouard, candidat officiel du régime dans le Nord, à être élu député au Corps législatif en juin 1863. Mais les irrégularités commises en sa faveur entraînent son invalidation puis, en mars 1864, l’organisation d’une nouvelle élection qui voit la victoire de son concurrent indépendant, Stiévenart-Béthune. Symphorien Boittelle est élevé à la dignité de sénateur par décret impérial du 20 février 1866. Après avoir perdu son siège de sénateur à la chute de Napoléon III (1870), Boittelle est mis à la retraite (1874). Il continue cependant de militer en faveur de la cause impériale et se présente, sans succès, comme candidat conservateur aux élections législatives de 1881. Il meurt le 22 novembre 1897, en son domicile parisien du 45 de la rue Raynouard (16ème).

Distinctions : chevalier (1853), officier (1858), grand-officier (1862) de la Légion d’honneur (dossier pas en ligne dans la base Léonore). Sources : Base Léonore (Légion d’honneur), Wikipedia. Date de création : 2009-12-21.

Monument


Date de la dernière mise à jour : 10 février 2021