Arpik Missakian voit le jour le 1er février 1926, à Paris. C’est la fille du journaliste et fondateur du journal Haratch, Schavarch Missakian (1884-1957).
Elle suit très tôt les traces de son père. Ainsi, elle en apprend les bases, et acquiert l’expérience pratique des problèmes posés par l’impression, la diffusion et la gestion financière d’un quotidien. De plus, elle apprend l’arménien occidental dans le giron familial. Elle fréquente aussi des intellectuels arméniens installés ou de passage à Paris. Ainsi, elle apprend à connaître et à tisser des liens solides au sein de la diaspora arménienne de France.
À la mort de son père, en 1957, elle reprend le journal Haratch. Elle est à l’origine du lancement du supplément mensuel littéraire et artistique Midk yèv Arvest (« Pensée et Art »).
Épaulée à partir de 1984 par une autre journaliste, Arpi Totoyan, née en 1945 à Istanbul (Turquie) et locutrice de l’arménien occidental et du turc, elle continue à diriger le journal jusqu’en 2009.
Par ailleurs, elle traduit de l’arménien au français l’un des écrits de son père, Face à l’innommable : avril 1915, paru aux Éditions Parenthèses, en 2015,
Elle meurt le 19 juin 2015, à Paris, à l’âge de 89 ans et elle est inhumée le 25 juin. Elle repose avec son père, le journaliste Schavarch Missakian (1884-1957) et avec l’ami de ce dernier, l’écrivain Chahnour Kerestedjian, alias Armen Lubin (1903-1974).
Hommage : Depuis mars 2022, la place Chavarche-et-Arpik-Missakian porte son nom dans le 9e arrondissement de Paris.
Sources : Wikipedia. Date de création : 2026-06-27.
