SAINSON Louis Auguste de (1800-1874)
France

Louis Auguste de Sainson voit le jour le 26 avril 1800, à Paris. C’est le fils du chevalier Louis Pierre de Sainson (1764-1845), ingénieur géographe.

Il se destine à l’École navale. Son goût pour le dessin le font remarquer lors de sa présence à l’arsenal de Rochefort en 1825. Ainsi, l’expédition Dumont d’Urville le prend comme dessinateur officiel. Il part à bord de L’Astrolabe depuis Toulon le 26 avril 1826 à la recherche des restes de l’expédition La Pérouse de 1788. En réalité, cette mission vise aussi à explorer l’Océanie. Elle arpente ainsi les côtes de la Nouvelle-Guinée, la Nouvelle-Zélande et d’autres îles. Le voyage va durer près de trois ans.

Il fait partie d’un équipage composé de 79 hommes dont 13 officiers. Au retour, lors de l’escale sur l’île de Sainte-Hélène, il prélève quelques « reliques napoléoniennes ». Il revient à Marseille le 25 mars 1829, avec plus de 500 dessins. En plus, il rapporte aussi un nombre important de croquis, esquisses, cartes et observations exécutés et collectés dans cette partie de l’Océanie.

Il donne tous les objets et dessins au Muséum national d’histoire naturelle, ce qu’apprécie Georges Cuvier. Le travail graphique fait appel à des lithographes et est publié entre 1830 et 1833. Il paraît chez Joseph Tastu (Paris) : Dumont d’Urville : Voyage de la corvette l’Astrolabe en 17 volumes (dont 4 atlas coloriés).

Vers 1833, il doit dessiner et diriger la gravure des différents artefacts et croquis ramenés par une autre expédition dans le Pacifique, commandée par Laplace à bord de la Favorite. Le travail paraît sous le nom d’Album historique, chez Arthus Bertrand en 1835, et comprend 72 planches. On y trouve entre autres des portraits d’Aborigènes, dont des Tasmaniens, peuple totalement disparu dès 1869, et leurs habitats.

Au cours des années 1830-1840, ses dessins se retrouvent dans divers récits d’exploration destinés à un large public :

  • Le Voyage autour du monde par les mers de l’Inde et de Chine,
  • Le Voyage pittoresque autour du monde,
  • Le Voyage pittoresque dans les deux Amériques d’Alcide Dessalines d’Orbigny (1836),
  • Dictionnaire pittoresque d’histoire naturelle et des phénomènes de la nature dirigé par Félix Édouard Guérin-Méneville (1799-1874).

D’autres dessins, largement interprétés par des graveurs, se retrouvent chez Alfred Mame et on mentionne parfois à peine son nom.

En juin 1837, il participe, aux côtés d’Auguste Raffet, à l’expédition scientifique franco-russe dans la Russie méridionale dirigée par le prince Anatole Demidoff. Ses dessins figurent dans Voyage dans la Russie méridionale & la Crimée par la Hongrie, la Valachie & la Moldavie. Le livre est publié chez Gihaut Frères (Paris, 1838-1848) sous la forme de 100 planches lithographiées sous les presses d’Auguste Bry (1805-1880).

En 1846, il figure parmi les illustrateurs de l’Atlas de botanique à l’usage des maisons d’éducation. En août 1851, il est sur l’île d’Elbe (Italie) en compagnie du prince Demidoff. C’est la période où celui-ci lance la construction du domaine de San Martino, près de la Villa Napoleonica. S’ensuit un album, L’Île d’Elbe (Lemercier, 1862), comprenant des vues dessinées par André Durand (1807-1867) et lithographiées avec la collaboration d’Eugène Cicéri et un texte étant de sa main.

Par ailleurs, il dirige lui-même le dessin mais aussi l’exécution et le tirage d’estampes, de nombreuses gravures sur cuivre et lithographies. C’est la cas de celles signées par Félix-Achille de Saint-Aulaire (1801-1844), Édouard Jean-Marie Holstein (1804-?) et Victor Adam. L’iconographie d’exploration maritime et les récits de voyage étant très populaires tout au long du 19ème siècle, certaines images apparaissent souvent détournées de leurs fonctions scientifiques premières. Elles ont, par là, contribué à répandre une image très négative des peuples du Pacifique.

Curieusement, on connaît aussi de lui de rares encres et aquarelles représentant des scènes de rues parisiennes dans la veine satirique.

Il meurt en partie oublié le 6 novembre 1874, à Paris (17ème), et est inhumé le 7 novembre dans le mausolée de la baronne Elisabeth Alexandrovna Demidoff, née Stroganoff (1779-1818), où il retrouve son ami Nicolas Demidoff, comte de San Donato (1773-1851).

Sources : Wikipedia. Date de création : 2026-04-20.

Photos

Monument

Inscriptions : Aucune le concernant.

Photos


Date de la dernière mise à jour : 23 avril 2026