Jean Georges Schickler nait en 1793, à Bordeaux (Gironde), dans une famille protestante de banquiers établis dans la province de Bade, en Suisse et à Berlin. C’est le fils de Johann Ernst Schickler (1761-1801) et de Elisabeth Streckeysen (x-1802).
Il épouse sa cousine, (Marguerite Angelina) Davida Schickler (1801-1884). Ils auront cinq enfants : Georgina Elisabeth Angélique (1819-1849), Eléonore Malvina (1822-1877), Georges Henri Arthur (1828-1919), Gaston Ferdinand Algernon (1832), David Georges Fernand (1835-1909).
A la tête de la Banque Schickler Frères, il achète l’Hôtel Crozat sur la place Vendôme en 1828. Il obtient la concession du cimetière pour y enterrer son frère, Jean Jacques Schickler (1796-1818), célibataire. Puis il fait construire la chapelle pour y enterrer sa parentèle. Il décède le 17 avril 1843, à Paris, et on l’inhume le 19 avril.
Sa fille Georgina épouse Edgar de Choiseul-Praslin en 1840. C’est le frère du duc Charles de Choiseul-Praslin, pair de France, qui assassine sa femme en 1847 puis se suicide dans sa prison. Ce scandale accélère la chute de la monarchie de juillet. Sa fille Malvina épouse, en 1844, Louis Napoléon Suchet, duc d’Albufera (1813-1877), avec qui elle repose, dans la division 39.
Les deux fils de Jean Georges, Arthur et Fernand, se marient avec les jumelles de Louis Ferdinand Roger : Jeanne (1839-1892) et Henriette (1839-1909). Celui-ci est un banquier suisse qui a rejoint la France pendant le Consulat. Il figure sur la liste des « vingt négociants réunis » qui prêtent de l’argent à Bonaparte après le 18 brumaire.
Les deux frères héritent de la Banque Schickler Frères. Celle ci est active pendant tout le 19ème siècle. C’est, entre autres, la banque de la famille royale de Prusse. La banque sera reprise à Berlin en 1912 par la banque Delbruck et Léo. Les deux frères sont nommés barons « ad personam » (non transmissible) par le roi de Prusse en 1870.
Fernand n’a qu’un garçon, Georges Louis, décédé bébé en 1867. Ses biens passent donc à son frère ainé Arthur, qui n’a qu’une fille, Marguerite. Celle ci épousera le comte Hubert de Pourtalès (1863-1949) en 1890 et à qui elle transmettra tous ses biens.
Reposent aussi dans cette chapelle :
- son frère, Jean Jacques Schickler (1796-1818),
- Jean Georges Schickler (1793-1843),
- sa femme, Marguerite Angelina Davida Schickler (1801-1884), décédée à Baden-Baden,
- sa belle-fille, la baronne Jeanne de Schickler, née Roger (1839-1892), épouse d’Arthur, décédée à Alger,
- sa belle-fille, la baronne Henriette de Schickler, née Roger (1839-1909), épouse de Fernand,
- son fils, le baron David Georges Fernand Schickler (1835-1909),
- son fils, le baron Georges Henri Arthur Schickler (1828-1919).
Il y aurait aussi (mais nous n’avons pas retrouvé leur entrée dans le registre du cimetière) :
- sa sœur, Louise Ernestine Schickler (1789-1826), décédée le 28 septembre 1826 à Paris,
- son fils, Gaston Ferdinand Schickler (1832), décédé le 24 octobre 1832 à Maisons-Laffitte (Yvelines),
- Henriette Angélique Fischer, veuve Stetterheim (1759-1833), décédée le 30 septembre 1833 à Maisons-Laffitte (Yvelines),
- sa fille, Georgina Elisabeth Angélique de Choiseul Praslin, née Schickler (1819-1849), décédée le 2 janvier 1849,
- son petit-fils, Georges Louis Schickler (1867), fils de Fernand,
- sa petite-fille, Laure comtesse de Mercy Argenteau (1848-1878), fille de Georgina de Choiseul Praslin.
Merci à Jean Baboux pour son aide dans la réalisation de cette notice.
Sources : Archives départementales de la Seine (Registre des entrées du cimetière) ; Archives départementales des Yvelines (Maisons-Laffitte) ; Geneanet. Date de création : 2009-08-13.
