Théodore Valensi voit le jour le 21 juin 1886, à Tunis (Tunisie). C’est le fils de Joseph Valensi (1844-1908), vice-consul d‘Autriche à Tunis, et de son épouse Emilie Henriette Levy (1859-1940). Tunisien, naturalisé autrichien par de travail de son père, il se fait naturaliser français en 1910 et fait partie de l’élite juive à Tunis.
En 1911, il est impliqué, avec son frère Guillaume, dans l’affaire des décorations. C’est un trafic de délivrance de diplômes et de décorations dont celles de l’ordre du Nichan-Iftikhar, premier ordre tunisien dont Gabriel Valensi, son oncle est le secrétaire général. On juge l’affaire en juillet 1912.
Avocat à Paris, il se fait élire député de la Haute-Saône en 1928. Mais on invalide son élection et il se fait battre lors de l’élection partielle qui suit. Il retrouve son siège de 1932 à 1936, et s’inscrit au groupe républicain socialiste.
Il épouse Emma (dite « Muccia ») Montelacci (1885-1956) et ils auront deux enfants.
Il préface un grand nombre d‘ouvrages juridiques mais écrit aussi des romans, ont le plus connu est Yasmina, qui donnera lieu à un film d‘André Hugon en 1927.
Arrêté en août 1941 avec 51 autres avocats juifs, il est interné au camp de Drancy. Un quotidien collaborationniste, Paris-Soir, publie un reportage antisémite consacré à ceux-ci sous le titre « Je les ai vus, ces juifs millionnaires, ex-célébrités du barreau parisien internés dans un camp proche de notre capitale ». Il est transféré en 1943 sur l’île d’Aurigny (île anglo-normande), et survit malgré les travaux de force imposés par les allemands.
Après la guerre, il est attaché financier aux États-Unis de 1947 à 1948, puis reprend son activité d’avocat tout en écrivant des romans, en particulier autour de la musique.
Il meurt le 10 septembre 1959, à Nice (Alpes-Maritimes) et rejoint ce caveau le 17 septembre. Il repose avec son frère Guillaume Valensi (1881-1957), lui aussi avocat … mais anarchiste.
Œuvres :
- Yasmina, roman arabe (1922) ;
- Au pays de l’opium et du rêve… La Divine Kiane-Line, roman chinois vécu (1923) ;
- Fiorella, roman (1926) ;
- Le Musicien de minuit, roman (1927) ;
- Nadine Belmont (1930) ;
- L’Affaire Lépagneul (1933) ;
- La Divine Kiane-Line, roman (1934) ;
- Beethoven en trente-deux tableaux (1946) ;
- C’était à Bénarès (1946) ;
- L’héroïque douleur de maître Cyrille Belgrand (1947) ;
- Cristal (1948) ;
- Paganini, 1784-1840 (1950) ;
- Louis XIV et Lully (1951) ;
- Le romantisme et Schumann (1953) – prix de l’académie française 1954 ;
- Âme secrète des choses (1953) ;
- Le chevalier « Quand même », Berlioz (1955) ;
- Fin et gloire de Berlioz (1956).
Distinctions : officier du Nichan Iftikhar.
Sources : Geneanet ; Wikipedia. Date de création : 2025-12-26.
