SPAENDONCK Gérard van (1746-1822)
Pays-Bas

portrait par Nicolas Antoine Taunay, 1814 - Musée du Nord Brabant (Belgique)
Peintre des fleurs, néerlandais

Gerard van Spaendonck nait à Tilbourg (Hollande), en 1746, trois ans avant la mort de Van Huysum, dont il est destiné à rappeler le talent. Il est élève de Herreyns, peintre habile de fleurs, résidant à Anvers. Il n’a que vingt-quatre ans lorsqu’il vient chercher à Paris une réputation qu’il n’espère plus trouver dans sa patrie. Il se fait d’abord connaître comme peintre en miniature; et les ressources que lui procure ce genre de peinture lui permettent de cultiver celui dans lequel il veut s’illustrer.

Il se lie d’amitié avec Watelet, qui, pour le fixer en France, lui fait obtenir, en 1774, la survivance de la place de peintre en miniature du roi. Sa grande vogue date de cette époque. Il n’y a personne à la cour qui n’a, sur un dessus de boîte, un vase de fleurs de Van Spaendonck. Les grands tableaux de fleurs qu’il fait à la même époque attirent tous les regards, et l’admiration qu’ils inspirent ne connait plus de bornes. Tous les genres de mérite qui ont fait la réputation des plus célèbres peintres de fleurs se retrouvent dans les productions de leur émule.

Ils lui obtiennent, en 1781, l’entrée de l’académie de peinture, et depuis lors, il n’y a pas une exposition, au Louvre, sans que Van Spaendonck y fasse admirer quelque nouveau chef- d’œuvre. Lorsque la révolution éclate, il trouve dans la place d’administrateur et de professeur d’iconographie au Jardin des Plantes, que lui confie le gouvernement, un asile où il peut exercer sans danger l’art dans lequel il met ses seules jouissances.

Il forme d’habiles élèves, auxquels il apprend, non-seulement à copier la nature avec exactitude, mais à choisir, pour les objets qu’ils imitent, les formes les plus heureuses et les plus élégantes. Nos manufactures, et en particulier celle de porcelaines de Sèvres, tirent un grand avantage de ses exemples et de ses élèves. Lorsque l’Institut est créé, il est un des peintres appelés à former le noyau de la classe des beaux-arts.

Dans toutes les séances il se lit remarquer par son assiduité, par la justesse de ses observations, l’agrément de son esprit, la douceur et l’amabilité d’un caractère parfaitement en harmonie avec le genre de peinture qu’il a adopté. Peu de peintres de fleurs ont mieux entendu la composition, c’est-à-dire l’art de disposer les objets de manière à les faire valoir mutuellement sans opposition tranchée, et comme la nature elle-même les aurait arrangés. Sa couleur, pleine de fraîcheur et d’harmonie, est légère et transparente ; ses accessoires choisis avec goût, et le principal, les fleurs, ne lui-est jamais sacrifié.

Personne n’a mieux rendu les coloris des rosés, le velouté des fruits, la forme et le port des différentes espèces de fleurs. Ses ouvrages sont nombreux, et les plus riches collections se font gloire d’en posséder quelques-uns. Van Spaendonck jouit d’une excellente santé jusque dans la vieillesse la plus avancée. II meurt presque subitement le 11 mars 1822. M. Hersent est son successeur à l’Institut, où M. Quatremère de Quincy prononce son éloge.

Sources : Dictionnaires des célébrités. Date de création : 2008-06-08.

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La concession à perpétuité est entretenue gratuitement par la ville de Paris.

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Date de la dernière mise à jour : 16 février 2021