SCHNEIDER Antoine Virgile, baron (1779-1847)
France

Le général-chevalier Antoine Virgile Schneider nait à Sarreguemines (Moselle) le 22 mars 1779. C’est le fils d’un médecin, membre de la célèbre famille de maîtres de forges établis au Creusot. Virgile Schneider suit en l’an VII (1799) les cours de l’École Polytechnique. Un mémoire sur Corfou adressé à Napoléon Bonaparte le fait nommer surnuméraire du génie. Lieutenant pendant la campagne de Pologne, capitaine durant la guerre d’Espagne (1808), il prend part aux sièges de Saragosse (1808-1809) et de Figueres (1811).

Il devient aide-de-camp du général Clarke. Après une mission dans les îles Ioniennes, il fait la campagne de Russie et est enfermé à Dantzig en 1813 avec Rapp. Il est nommé colonel en 1815. Prisonnier de guerre à la capitulation, il rentre en France à la paix et est, pendant les Cent-Jours, chef d’état-major de Rapp, qui commande le 5ème corps, chargé de couvrir le Rhin.

Mis en non-activité par la Seconde Restauration, il est rappelé au service en 1819 et prend part à la campagne d’Espagne et particulièrement au siège de Pampelune en 1823 comme colonel du 20ème Léger.

Maréchal-de-camp le 22 mai 1825, il fait l’expédition de Morée où il dirige les opérations de siège en 1828. Commandant en chef des troupes d’occupation en remplacement du maréchal Maison, il reçoit, à l’époque de son rappel, une épée d’honneur de la part du gouvernement grec.

Promu lieutenant-général le 12 août 1831, il est nommé directeur du personnel au ministère de la Guerre, le 20 novembre 1832. Par ailleurs, on l’élit, le 21 juin 1834, député du 6ème collège de la Moselle (Sarreguemines) et réélu le 4 novembre 1837 et le 2 mars 1839. Il siège dans la majorité mais vote contre la loi de disjonction et fait partie de la coalition formée contre le ministère Molé.

Schneider vote pour la dotation du duc de Nemours, pour le recensement, contre les incompatibilités, contre les fortifications de Paris et contre l’adjonction des capacités. Nommé ministre de la Guerre dans le deuxième gouvernement de Jean-de-Dieu Soult, le 12 mai 1839, il doit se représenter devant ses électeurs qui confirment son mandat le 8 juin 1839.

Il conserve son portefeuille jusqu’au 1er mars 1840. Durant son passage au gouvernement, il améliore le sort des officiers et réorganise l’état-major général.

Le 28 novembre 1840, le général Schneider reçoit le commandement des troupes de la division extérieure de Paris qui coopèrent aux travaux des fortifications de la capitale et, le 17 juillet 1841, il devient président du comité d’infanterie. Réélu député le 9 juillet 1842 et le 1er août 1846, il vote contre l’indemnité Pritchard et contre la proposition Rémusat. Le général meurt à Paris le 11 juillet 1847. Il repose avec son beau-frère, le baron Viala Charon, lui aussi général (1794-1880).

Publications :

  • Histoire et description des îles Ioniennes (1823),
  • Résumé des attributions et devoirs de l’infanterie légère en campagne (1823)
  • collaboration au « Spectateur militaire« .

Titres : chevalier de l’Empire (23 février 1811). Distinctions : grand-officier (22 février 1829), grand-croix de la Légion d’honneur (14 avril 1844), grand-commandeur du Sauveur (Grèce) (1831), commandeur de Léopold (Belgique) (1835).

Sources : Robert (Adolphe), Bourloton (Edgar), Cougny (Gaston) Dictionnaire des parlementaires français, 1789 1891, Bourloton éditeur, Paris, 1891 ; Mullié (Charles) Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer, de 1789 à 1850, Paris, 1852 ; Base Léonore (Légion d’honneur). Date de création : 2008-11-02.

Monument

Photos


Date de la dernière mise à jour : 22 mars 2021