POLIN, Paul MARSALES, dit (1863-1927)
France

Chanteur de « La petite Tonkinoise »

Le 13 août 1863 naît à Paris Paul Marsalès (son véritable nom) : rien dans sa famille ne le prédestine aux planches et il entame des études de dessin et entre à l’Ecole de tapisserie. Pourtant, sa véritable passion est la chanson : aussi abandonne-t-il cette voie pour entrer au café-concert en 1886. L’année suivante, il signe avec l’Eden-Concert où il reste 5 ans.

C’est là qu’il développe son personnage de « pioupiou » naïf qui fera sa carrière. En 1892, il quitte l’Eden-Concert pour l’Alcazar d’Eté et les Ambassadeurs, deux caf’concs’ réputés. Sa carrière est définitivement lancée. Il alterne alors toutes les grandes salles de spectacles de la capitale avec des tournées en province.

Deux Marseillais le découvrent à cette occasion et l’imitent à leur début : Jules Muraire (Raimu) et Fernand Contandin (Fernandel). Les plus fameux auteurs composent pour lui (Scotto, Christiné, Bousquet). A la même époque, il commence à jouer au théâtre où il connaît un grand succès.

1907 est l’année charnière. C’est celle de son plus grand succès, La Petite Tonkinoise, mais aussi de son investissement dans l’opérette et le théâtre. Il joue même à la Comédie Française, en 1908. Non mobilisable, il poursuit ses tours de chant au profit des soldats et entame, en 1916, une carrière cinématographique sans lendemain.

Après la guerre, le caf’conc’ n’étant plus autant en vogue, il se consacre surtout au théâtre et à l’opérette. De 1921 à 1926, il joue avec Sacha Guitry au théâtre Edouard VII. Il meurt le 3 juin 1927. Ses obsèques ont lieu à Paris, en l’église Saint-Louis d’Antin, où amis et admirateurs sont venus en masse lui apporter un dernier hommage.

Son personnage

Polin n’est pas le créateur du personnage de comique troupier : il l’a emprunté à Ouvrard, comme beaucoup d’autres à l’époque. En ces années revanchardes, il incarne le piou-piou, ou tourlourou, c’est-à-dire le soldat français populaire par sa simplicité et sa naïveté, reconnaissable à son uniforme d’avant 14 (dont le très peu discret pantalon rouge).

Il y ajoute un accessoire qui fait son style : le mouchoir à 64 carreaux ! Son répertoire repose sur quelques ressorts simples : les blagues entre conscrits, les ordres mal compris, les amourettes de permission… Parfois légèrement grivoises, les chansons de Polin peuvent prendre un tour plus touchant avec la nostalgie du pays, les plaisirs simples.

Sa postérité

Certaines de ses chansons sont restées en mémoire. Elles ont été reprises par d’autres : comme La Petite Tonkinoise, par Joséphine Baker, ou La Caissière du Grand-Café, par Fernandel. Polin créa aussi Avec l’ami Bidasse, chanson dans laquelle il décrit ses errances avec un copain de régiment portant ce nom. La chanson est si populaire que le mot « bidasse » entre dans le dictionnaire dès les années 30 pour désigner le soldat de base.

Sources : Wikipedia. Date de création : 2007-05-01.

Photos

Monument

Le monument est signé par l’entrepreneur Lecreux Frères. Il comprend un bas-relief en bronze représentant Polin, avec l’inscription « à mon cher aimé », signé par le sculpteur russe Serge Yourievitch et daté 1922-27.

Inscriptions : Sépulture, DUMONT-MARSALES, dit POLIN
Paul MARSALES dit POLIN, le chanteur populaire, 1863-1927.
Céleste POLIN-MARSALES, née MAZEDIER, 1937.

POLIN
Véronique DUMONT, 1831-1912.
Pierre MARSALES, 1817-1880.

Jeanne DUMONT, 1874-1875.
Suzanne DUMONT, 1816-1893.
Thérèse BUZON, 1829-1894.
Thérèse BARRAQUIL, 1815-1896.
François DUMONT, 1838-1902.

Marcel HENTSCHKE, 1885-1891.
Joséphine HENTSCHKE, 1860-1898.
A la mémoire de Marianne MARSALES, 1828-1878 et de, Anet MEZEDIER, 1827-1869.

Photos


Date de la dernière mise à jour : 21 novembre 2022