OSMIN, Frédéric COMMEIGNES, dit Léon (1866-1935)
France

Frédéric Commeignes, dit Léon Osmin, voit le jour21 février 1866, au Cros (Hérault).

Après avoir été instituteur, il occupe un emploi au ministère des Finances dont il est révoqué, en 1903, pour activités politiques et syndicales. Il entre très jeune dans la vie militante : à dix-neuf ans, la lecture d’un article de Jules Guesde produit sur lui une forte impression.

A vingt ans, il vient à Paris et s’inscrit à l’Agglomération parisienne du Parti Ouvrier Français (POF).

Jusqu’à la fin de sa vie, Léon Osmin reste fidèle à l’esprit guesdiste. Il est d’abord secrétaire du groupe de Maisons-Alfort. Il le représente aux congrès des salles Japy (1899) et Wagram (1900). À Wagram, il porte, en outre, les mandats des groupes de Le-Mée-sur-Seine et Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne).

En 1896, il assure le secrétariat de la Fédération de la région parisienne du POF. Il est, en 1900,  son candidat au conseil municipal dans le quartier du Petit-Montrouge (14ème) et recueille 489 voix sur 7 169 inscrits. En 1902, il fait campagne aux élections législatives dans la 6e circonscription de Saint-Denis, au nom du Parti Socialiste de France, né de la fusion du POF et du PSR. Il obtint 889 voix.

En mai 1904, il est encore candidat aux élections cantonales dans le canton de Saint-Maur.

Il contribue, avant la première guerre mondiale, à implanter le socialisme dans l’Aube. Au lendemain de la scission de Tours (décembre 1920), il prend le secrétariat de la fédération socialiste de la Seine qu’il guide dans sa reconstitution.

Dans l’Aube, Léon Osmin est de la pléiade de militants du POF qui continuent, par la parole et par la presse, par l’effort d’organisation, l’œuvre de Pédron. Il fonde à Romilly-sur-Seine la « Muse romillonne », société artistique qui aide au recrutement.

Léon Osmin représente les socialistes de l’Aube aux congrès nationaux du POF de 1897, 1900, 1903, 1904 et 1905, au congrès d’unité à Paris (avril 1905) et aux congrès nationaux de la SFIO à Chalon-sur-Saône (octobre 1905), à Limoges (1906) et à Nancy (1907). Il est aussi délégué au congrès d’Amsterdam (1904).

Aux élections législatives de 1906, il fait campagne dans l’arrondissement de Nogent-sur-Seine (Aube) et recueille 1 584 voix. L’année suivante, il devient conseiller d’arrondissement dans le canton de Romilly-sur-Seine (Aube). Il est, de 1902 à 1908, le secrétaire de la mairie guesdiste de Romilly. Souvent, il participe à la propagande dans les départements voisins, notamment dans l’Yonne.

La guerre ramène toute l’activité d’Osmin à Paris où elle n’a d’ailleurs jamais cessé. En 1915, il prend le secrétariat de la deuxième section socialiste de Paris. En 1917, il devient secrétaire de la commission exécutive de la Fédération de la Seine.

Aux élections législatives du 16 novembre 1919, il figure au douzième rang des quatorze candidats socialistes de la liste de Jacques Sadoul, dans la 3ème circonscription de la Seine. Il obtint 41 211 suffrages, la moyenne de la liste s’élevant à 41 863.

Signataire du manifeste des reconstructeurs le 6 novembre 1920, Léon Osmin est, après le congrès de Tours (décembre 1920), membre de la CAP de la SFIO, de 1921 à 1934. Puis il fait partie du conseil d’administration du Populaire, de 1927 à 1931. En juin 1923, il est élu secrétaire de la Fédération socialiste de la Seine.

Candidat socialiste au conseil général dans la 2ème circonscription de la Seine, en juin 1925, il recueille 409 voix sur 5 527 inscrits. Il se retire donc au second tour. En mars 1926, il est candidat, avec Inghels, aux élections législatives complémentaires du 2ème secteur de la Seine. Le 9 janvier 1927, il obtint 342 voix sur 1 079 votants aux élections sénatoriales de la Seine. Au 3ème tour, il n’échoue que de quelques voix sur la liste du Cartel des gauches unissant radicaux, socialistes et socialistes-communistes.

Il signe, en vue du congrès de Lyon (17-20 avril 1927), la même motion que Zyromski, Bracke et Louis Lévy. Il est parmi les collaborateurs de La Bataille socialiste, dès le 1er numéro (10 juin 1927). En 1928, il est candidat aux élections législatives dans la 5ème circonscription de Sceaux (Charenton) : il recueille 2 196 voix sur 18 278 votants et se retire après le premier tour.

Cette année-là, il entre à la CAP du Parti socialiste où il siégera près de six ans. En 1933, il est nommé secrétaire général de la « Société des amis de Jules Guesde ».

Dans les dernières années de sa vie, Léon Osmin continue à militer dans sa section de Paris, la sixième. Il poursuivit aussi sa collaboration à la presse socialiste. Dans quelques écrits, il évoque les figures d’obscurs militants du passé, ses anciens compagnons de lutte.

Léon Osmin meurt le 30 janvier 1935, à Villejuif (Val-de-Marne). Il repose avec sa fille, Mireille Osmin, née Commeignes (1903-1993), elle aussi militante socialiste.

Sources : Le MaitronDate de création : 2021-11-11.

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Date de la dernière mise à jour : 13 octobre 2023