MAURIN Antoine, baron (1771-1830)
France

Antoine Maurin nait le 19 décembre 1771, à Montpellier (Hérault). Il entré au service comme chasseur dans le 20eme régiment de chasseurs à cheval le 23 juillet 1792. Il fait ensuite les campagnes de 1792, au commencement de l’an II, à l’armée du Nord. Passé à celle de Sambre-et-Meuse, il y sert avec distinction pendant les ans II, III et IV. Il devient adjoint à l’adjudant-général Mireur, le 29 germinal an II, et se fait remarquer au siège de Maëstricht et au combat de la Roër, où il passe un des premiers la rivière à la nage pour s’élancer dans les retranchements ennemis.

En l’an III, il commande trois compagnies de grenadiers de l’avant-garde, et contribua par son courage à la prise de cette ville et à celle de 800 Autrichiens. Sous-lieutenant au 20eme de chasseurs à cheval, par décret de la Convention nationale en date du 27 fructidor an III, il commande une des quatre compagnies de grenadiers qui passent le Rhin, dans les barques, à Bendorff, pendant la nuit du 11 au 12 messidor an IV, pour aller couper la retraite à un corps de troupes de 4, 000 Autrichiens qui campent dans la plaine de Neuwied.

Ces compagnies, après avoir fait 200 prisonniers, prennent une redoute armée de plusieurs pièces. Elles enlèvent les bagages du général ennemi, et soutiennent dans Bendorff les efforts de ces 4, 000 hommes pendant plus de quatre heures, jusqu’à ce qu’un pont établi sur le Rhin permette de venir à leur secours. Il se distingue de nouveau, à l’attaque de Limbourg, sur la Lahn. Le général Jourdan le nomme lieutenant sur le champ de bataille.

Le 11 vendémiaire an V, à la bataille de Biberach, il reçoit un coup de sabre à l’épaule. Il passe ensuite à l’armée d’Italie, avec laquelle il fait la campagne de l’an V. Le 29 ventôse, à la prise de Gradisca, il passe un des premiers l’Isonzo, sous le feu de l’ennemi, pour aller avec les grenadiers former l’investissement de cette place. Le général Bonaparte lui donne le grade de capitaine sur le champ de bataille. Dès le 15 germinal, il passe auprès du général Bernadotte, qui l’a choisi pour aide-de-camp.

Il sert, en cette qualité, depuis cette-époque jusqu’à l’an X, aux armées d’observation sur le Rhin et de l’Ouest. On le nomme chef d’escadron par arrêté du Directoire et il devient adjudant-général le 3 thermidor suivant. Le 4 floréal an X, le premier Consul le nomme chef de brigade du 24e régiment de chasseurs à cheval. De l’an X à l’an XI, il sert dans la 11eme division militaire. Il fait les guerres de l’an XIV à 1807, en Italie et à la grande armée, où il devient général de brigade, le 25 juin 1807.

Commandant une brigade de cavalerie au corps d’observation de la Gironde, sous les ordres du général Junot, il entre au Portugal le 15 septembre. Il est au lit, malade, lors de la prise de Faro. Les Anglais le font transporter à bord de leur flotte, et il reste prisonnier jusqu’au 4 septembre 1812. Mis en disponibilité le 11 février 1813, on l’emploie à la 4e division du 2e corps de cavalerie de la grande armée le 1er mars.

Puis il passe à la 2e division du même corps le 15 avril. Il revient à la 4e division, le 31 mai. On le met en disponibilité le 15 décembre. Il sert de nouveau au 2eme corps de cavalerie, le 30. Attaché aux divisions de cavalerie, à Versailles, le 6 janvier 1814, il fait la campagne de France. Il passe  général de division le 19 février.

Le même jour, l’Empereur lui confie le commandement de la 2e division de cavalerie légère du 2e corps de cavalerie. C’est à la tête de ces troupes qu’il termine la campagne de 1814. Après la rentrée des Bourbons, il devient commissaire du roi pour la rentrée des prisonniers de guerre. Puis il est mis en non-activité le 10 janvier 1815. Ensuite, il devient chef d’état-major du 2e corps de l’armée commandée par le duc de Berry, le 19 mars 1815.

L’Empereur, en rentrant dans la capitale, lui confie, par décret du 31, le commandement d’une division de cavalerie au 4e corps de l’armée du Nord. C’est à la tête de ces troupes qu’il fait la campagne des Cent-Jours en Belgique. Il reçoit un coup de feu qui lui traverse la poitrine au-dessus du sein gauche, le 16 juin, à la bataille de Ligny.

Mis en non-activité en septembre, il est compris comme disponible dans le cadre de l’état-major général de l’armée le 30 décembre 1818. Louis XVIII lui confie le commandement de la 15e division miliaire le 20 janvier 1819. Disponible le 30 mai 1820, on l’admet à la retraite le Ier janvier 1823. Il se trouve encore dans cette position lorsque la révolution de Juillet éclate.

Le général Maurin offre ses services et est employé pendant quelques jours au ministère de la guerre. C’est lui qui signe les dépêches télégraphiques qui apportent l’ordre aux commandants des divisions militaires d’arborer les trois couleurs. Chargé provisoirement du commandement de la 1ère  division militaire, il est confirmé dans ce commandement, le 18 septembre 1830, par le nouveau gouvernement.

Remplacé, le 25 du même mois, par le général comte Pajol, le général Maurin meurt le 4 octobre suivant. Il repose avec son épouse, née Jenny Martin décédée en 1848.

Titres : Baron de l’Empire le (17 mars 1808). Distinctions : légionnaire (19 frimaire an XI), officier (25 prairial an XI), commandant de la Légion d’honneur (28 septembre 1813), chevalier de Saint-Louis (1815).

Hommages : Son nom est gravé sur le côté ouest de l’Arc de Triomphe.

Sources : Mullié (Charles) Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer, de 1789 à 1850, Paris, 1852 ; Base Léonore (Légion d’honneur). Date de création : 2006-11-27.

Photos

Monument

La sépulture a été restaurée par les soins du Souvenir Français et de l’ACMN (Association pour la conservation des Monuments Napoléoniens). Dans son Dictionnaire Historique du Père Lachaise, D. Gabrielli porte la sépulture comme exhumée en février 2001, il n’en est rien.

Inscriptions : … le 19 décembre 1771. Décédé à Paris le 4 octobre 1830. Brave, modeste et bienfaisant.

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Date de la dernière mise à jour : 26 avril 2021