KOPPE Louise, née RETOUX (1846-1906)
France

Louise Catherine Laurence Retoux voit le jour en 1846. C’est la fille de Louise Koppe. Altruiste, libre penseuse, femme d’action, c’est une travailleuse infatigable.

Elle fonde en 1891 « la Maison Maternelle » de Belleville. Elle y accueille des enfants appartenant à des familles frappées par le chômage ou la maladie. Hébergés, nourris, vêtus, ils sont rendus à leurs parents lorsque la situation matérielle de ces derniers s’améliore.

Durant toute sa vie, Louise Koppe met en application l’idéal qui l’anime, elle qui souhaitait lors de son entrée au Droit Humain en 1894, « élever son cœur et son intelligence en les orientant vers le Bien et donner à tout être humain l’aide et l’assistance dont il a besoin ».

Elle a la joie, avant de mourir, de voir l’état rendre hommage à son œuvre en reconnaissant « la Maison Maternelle » comme œuvre d’utilité publique. Elle meurt, à l’âge de 59 ans, après une vie de dévouement, en 1906. Sa dépouille est crématisée et a reposé dans le columbarium (case 1235) puis l’urne a été déposée à son emplacement actuel.

La maison maternelle est aujourd’hui une association loi 1901 reconnue d’utilité publique. Elle accueille des jeunes de 3 à 20 ans en difficulté et accompagne par le travail des majeurs handicapés. Sa principale mission consiste à les aider à grandir et évoluer en leur donnant les clés nécessaires pour s’insérer durablement dans la société.

Sources : Moiroux (Jules) Guide illustré du cimetière du Père Lachaise, Paris, 1922 ; Gabrielli (Domenico) Dictionnaire historique du Père Lachaise (XVIIIème-XIXème siècles), Editions de l’Amateur, Paris, 2002 ; Bauer (Paul) Deux siècles d’histoire au Père Lachaise, cimetière et nécropole de Paris, Paris, 2006. Date de création : 2016-03-22.

Photos

Monument

La sépulture est ornée d’une plaque de bronze en forme de parchemin cloué sur la dalle. Cette dernière est gravée avec un extrait du poème « À Villequier » de Victor Hugo.

Inscriptions :

(Plaque en bronze) Louise KOPPE, 1846-1904. La France fut sa Patrie, la solidarité son Drapeau, le sacrifice sa Religion, la Maison Maternelle son Œuvre.

Armand PETOUX, 1838-1903.
Angèle KOPPE, 1873-1954.
Hélène BERNARD-KOPPE, 1881-1964.

Je dis que le tombeau qui sur les morts se ferme, ouvre le firmament ; et que ce qu’ici-bas nous prenons pour le terme, est le commencement. Victor Hugo.

Serge BERNARD-KOPPE 1888-1970.

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Date de la dernière mise à jour : 25 octobre 2022