GOURLEZ Auguste Etienne Marie, baron de LAMOTTE (1772-1836)
France

Auguste Étienne Marie Gourlez, baron de Lamotte, nait en 1772. Lieutenant général, il est mis aux arrêts pour négligence dans le service pendant la campagne de Portugal, en mars 1811. Il est renvoyé en France et admis à la retraite en mars 1812. Il envoie une supplique à l’Empereur pour obtenir sa remise en activité. Dans cette missive, Lamotte fait remonter les  » persécutions  » auxquelles il est en butte, à l’automne 1810, après l’échec de l’attaque sur Bussaco, et un mot mal interprété sur le maréchal Ney, duc d’Elchingen. Puis, à l’affaire d’Espinhal, Lamotte fait un mouvement que le maréchal blâme sévèrement, et peu après, il mécontente le maréchal en donnant des chevaux au général Foy.

Enfin arrive l’affaire de Foz de Aruce (15 mars 1811), dont le général explique le détail, et dont il fournit un plan : c’est une déroute, et le lendemain, Lamotte reçoit l’ordre de remettre le commandement de ses troupes à un colonel. Il accourt près du maréchal Ney et a avec lui un échange très vif, Ney lui faisant à tort ce reproche : « Général c’est parce qu’après avoir quitté votre position sans ordre, et après avoir passé le défilé, vous êtes venu le repasser par un mouvement insensé pendant que les troupes faisaient leur retraite par mon ordre, et que vous les avez culbutées dans la rivière ». Ney le menace de son pistolet. Le lendemain, le maréchal Ney envoie une dénonciation contre Lamotte, qui, depuis, cherche en vain à se justifier.

Sont citées comme pièces à conviction sa propre correspondance, des lettres du maréchal Ney, des généraux Ferey, Fririon, Montbrun, Lhuillier, du maréchal Berthier, ainsi que des certificats médicaux. Il joint à sa supplique un état de ses services depuis 1792, et des extraits de lettres. Le général Lamotte Gourlez s’éteint à Paris en 1836.

Sources : -. Date de création : 2009-08-23.

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Date de la dernière mise à jour : 7 février 2021