DAVID D’ANGERS Pierre Jean DAVID, dit (1788-1856)
France

photo par Edouard Baldus - BNF-Gallica
Sculpteur du fronton du Panthéon et de nombreuses œuvres au Père-Lachaise

Pierre Jean David, dit David d’Angers, voit le jour à Angers, le 12 mars 1788. Il débute ses études artistiques avec Marchand et Jean-Jacques Delusse professeurs à l’École centrale d’Angers entre 1806 et 1807. Après une tentative ratée de suicide son père le laisse partir pour Paris avec 45 francs que lui rassemblèrent sa mère et ses sœurs, et 50 francs que lui prête son maître, Delusse.

À Paris, en 1808, David, sculpte des ornements à l’arc de triomphe du Carrousel, puis au Louvre. Il travaille à la frise de cet édifice. En 1809, il obtient une médaille à l’Académie. Il est remarqué par le peintre David, qui, lui sert alors de protecteur et le fait travailler dans son atelier.

Il suit aussi l’enseignement des sculpteurs Augustin Pajou et Roland. Ses ouvrages, exposés un peu plus tard au concours d’essai, lui permettent de bénéficier d’une pension de six cents francs votée par la ville d’Angers. Il remporte en 1810, le second prix de sculpture (Othryadès). En 1811 il obtient le grand prix de Rome avec le bas-relief «Mort d’Épaminondas». Il part donc comme pensionnaire de l’école française à Rome.

Il envoie l’ouvrage couronné au musée de sa ville natale, comme il l’avait fait de son second prix. En Italie, Michel-Ange et Raphaël sont ses deux sources d’inspiration dans ses voyages et dans le cours de ses études. Après son séjour à Rome, David traverse la France pour se rendre à Londres, où il rencontre l’artiste Flaxman. Il travaille alors au monument de Wellington.

David revient à Paris en 1818. Le pouvoir royal lui confie l’exécution de la statue du Grand Condé, qui figure dans la cour d’honneur de Versailles. En 1826, il devient membre de l’Institut de France. Il est nommé, la même année, professeur à l’École de Peinture et de Sculpture. Il produit une foule d’ouvrages de genres divers, monuments, tombeaux, statues, bustes, médaillons, et bas-reliefs, dont le célèbre fronton du Panthéon de Paris en 1837.

Préférant le réel à l’idéal, il s’attache surtout à la fidèle représentation des personnages illustres. David d’Angers produit une grande quantité d’ouvrages d’inspirations et de genres divers, monuments, tombeaux, statues, bustes, médaillons, bas-reliefs. Il préfère le réel à l’idéal, et s’attache surtout à la fidèle représentation des personnages illustres.

Par exemple, sur les hauts reliefs du monumental «tombeau du général Foy», on distingue et reconnaît parfaitement les personnalités célèbres suivant le convoi. En 1848, il est élu représentant du peuple par le département de Maine-et-Loire. En 1852, il quitte la France et fait route vers la Grèce. Sa santé déclinant, il rentre en France où il meurt le 5 janvier 1856. Daniel Halévy lit, à l’Institut, en 1857 une Notice sur sa vie et ses ouvrages. Il a été le professeur de Geoffroi-Dechaume, Eugène Faure et Hippolyte Maindron.

Musée David

Une galerie installée dans une ancienne abbaye, l’abbaye Toussaint, du XIe siècle lui est consacrée à Angers, à proximité du château. Elle présente les plâtres de ses sculptures.

Ce lieu lumineux, (le toit est une immense verrière) permet de présenter au public pas moins de 23 statues monumentales, le fronton du Panthéon de Paris, 44 bustes et une centaine de médaillons. La Galerie à Angers montre la plupart des sculptures sous forme de plâtres d’atelier. C’est, en effet, l’étape préparatoire à l’œuvre définitive, celle-ci étant coulée en bronze, sculptée en marbre ou en pierre.

Le plâtre porte donc la marque de l’artiste, les œuvres en marbre ou en bronze étant réalisées ensuite par des praticiens.

Pour voir l’ensemble des œuvres de David au Père Lachaise

Distinctions : chevalier de la Légion d’honneur (11 janvier 1825).

Sources : Base Léonore (Légion d’honneur) ; Wikipedia. Date de création : 2006-04-27.

Photos

Monument

Le tombeau est l’œuvre de l’architecte Charles Edouard Isabelle.

Photos


Date de la dernière mise à jour : 14 septembre 2021