DAMESME Louis Emmanuel Aimé (1757-1822)
France

Auteur du Théâtre de la Monnaie (Bruxelles)

Louis Emmanuel Aimé Damesme voit le jour à Magny-en-Vexin (Val-d’Oise) en 1757. Il devient architecte, chef de l’atelier d’architecture de Claude Nicolas Ledoux. Là, il se lie d’amitié avec Jean Nicolas Sobre. Ensemble, ils aménagent rue Saint-Martin, no 16, une salle de réunion destinée à une loge maçonnique. Seul, Damesme bâtit le théâtre de la Société olympique, rue de la Victoire, également pour une obédience maçonnique.

« Les contemporains hésitent sur la paternité de certaines œuvres tardives, ainsi la maison de Mme Leduc, rue du Montparnasse, est donnée par Cellerier à Ledoux, par Krafft à Damesme. » « En l’an II, quand la Convention organise des concours d’architecture, Damesme expose Trois espèces de fermes et obtient un prix. » Le 21 novembre 1806, lors des funérailles de Ledoux, Cellerier, Dufouy, Vignon et Damesme tiennent les cordons du poêle. Son œuvre personnelle la plus connue est la reconstruction du Théâtre de la Monnaie de Bruxelles en 1818-1819. Il décède en 1822.

Réalisations :

  • Théâtre de la Monnaie, Bruxelles (1819) ;
  • Théâtre de la Société olympique, rue de la Victoire, Paris 9ème ;
  • Maison et manufacture, rue Richer, Paris 9ème (1788) – Sur un terrain acquis en association avec Goyer, sa propre maison et une manufacture pour Weel, brasseur flamand. « Les façades y étaient rythmées dans une manière proche de celle de Ledoux, chez Damesme, les arcs étaient en plein cintre, chez Weel, ils étaient ogivaux. » ;
  • Immeubles, rue Saint-Honoré, Paris 1er  (1806) : Pour une compagnie d’acheteurs de biens nationaux, Damesme édifie un important groupe d’immeubles sur l’emplacement du couvent des Sœurs tertiaires de la Conception. « L’élévation, aujourd’hui commune aux 10, 12 et 14, rue Duphot, constitue une composition rythmée de séquences ternaires alternant avec des travées simples. »
  • Ancien hôtel de Châtillon, nos 136-140, rue du Bac, Paris 7ème (1813) – Damesme aménage cet hôtel dévolu par décret impérial aux Sœurs de la Charité. Il y construit la chapelle où la Vierge apparait en 1830 à Sainte Catherine Labouré.
  • Château de Sillery, Épinay-sur-Orge (Essonne) – Damesme aurait construit le château et aménagé les jardins ;
  • Château de Viry, Viry-Châtillon (Essonne) – Aménagement des jardins pour la duchesse de Raguse, née Anne Marie Hortense Perrégaux (1779-1855), femme du maréchal Marmont, qui hérite du domaine de son père, le banquier Jean-Frédéric Perrégaux, en 1808. Ce domaine, laissé à l’abandon, a été détruit en 1950. Seul subsiste le pavillon néogothique, ancienne conciergerie de la propriété, aménagée pour la duchesse de Raguse ;
  • Château de Monteloup, Courson (Essonne) – Construction des communs et des écuries pour le duc de Padoue ;
  • Actuel hôtel de ville, Magny-en-Vexin (Val-d’Oise) ;
  • Théâtre royal de la Monnaie, Bruxelles (Belgique) – Damesme reconstruit le vieux théâtre, rasé en 1818 pour cause de vétusté. On inaugure la nouvelle salle le 25 mai 1819. Son péristyle est respectueusement rétabli, après l’incendie de 1855, par l’architecte Joseph Poelaert qui refait tout le bâtiment ;
  • Maison du peintre David à Bruxelles (1818-1819) ;
  • Prisons de Bruxelles (Belgique) ;
  • Maison de campagne de Mon-Repos à Lausanne (Suisse) – remaniement et agrandissement de la maison du XVIIIe siècle, construction des dépendances (écuries notamment) pour le banquier Vincent Perdonnet (1818-1821).

Sources : Moiroux (Jules) Guide illustré du cimetière du Père Lachaise, Paris, 1922, p. 119. Date de création : 2016-02-29.

Photos

Monument


Date de la dernière mise à jour : 25 avril 2021