CORTOT Jean-Pierre (1787-1843)
France

portrait par Jean Dominique Ingres, 1815 - Musée du Louvre
Auteur des bas-reliefs sur le monument de Casimir Périer (Père Lachaise)

Jean-Pierre Cortot voit le jour à Paris, le 20 août 1787. Dès l’âge de treize ans, il fréquente l’atelier du sculpteur Charles Bridan. Parallèlement, il travaille pour les statuaires Louis Boizot, le baron Lemot, Pierre Étienne Moitte, Claude Ramey ou Philippe Roland pour lesquels il exécute des réductions de célèbres statues antiques.

Devançant François Rude, il remporte en 1809 le Grand Prix de Sculpture de l’École des Beaux-Arts de Paris (ou Prix de Rome) avec une figure en ronde-bosse Marius méditant sur les ruines de Carthage. Il est pensionnaire de l’Académie de France à Rome à la Villa Médicis de 1810 à 1813. Là, il rencontre le peintre Dominique Ingres.

Cortot reste cinq ans à Rome, Vivant Denon l’ayant chargé en 1812 d’exécuter une statue colossale de Napoléon 1er. Ce travail est abandonné à la chute de l’empire et remplacé par une statue colossale de Louis XVIII. De retour à Paris, Cortot expose au Salon jusqu’en 1840. Dès leur première apparition, en 1819, ses sculptures en marbre Narcisse couché et Pandore lui valent le Grand Prix de l’exposition.

En 1822, le plâtre du Soldat de Marathon annonçant la victoire assoit définitivement sa réputation. Car l’État lui en commande la traduction en marbre. Cortot exposera ses œuvres au Salon parisien jusqu’en 1840. Élu membre de l’Institut en 1825, il succède à Louis Dupaty comme professeur à l’École Royale des Beaux-Arts. Il sera le professeur notamment du sculpteur Pierre Louis Rouillard.

Très apprécié lors de la Restauration et de la Monarchie de Juillet, Cortot connaît à partir de 1830 une période d’intense activité. Son style néo-classique austère, héritier à la fois des modèles classiques de la fin du XVIIIe siècle et de la tradition gréco-romaine s’applique à de nombreuses statues ou groupes mythologiques, religieux ou tirés de l’histoire moderne, souvent de très grandes dimensions.

Son art se nuance toutefois à la fin de sa vie par des tentatives d’expression plus romantique. Il a pour élève Joseph Marius Ramus (1805-1888). Jean Pierre Cortot s’éteint à Paris le 12 août 1843. Sa dépouille mortelle est embaumée par le Docteur Gannal, suivant le procédé de ce dernier.

Œuvres :

  • Daphnis et Chloé (Salon de 1827) ;
  • Soldat de Marathon annonçant la victoire (1834) ;
  • Marie-Antoinette soutenue par la Religion, (esquisse), L’Immortalité (1859) ;
  • L’Apothéose de Napoléon Ier ou Le Triomphe de 1810 (commande de 1833, groupe colossal pour l’arc de triomphe de l’Étoile) ;
  • La France, entre la Liberté et l’Ordre public, appelant à elle les génies du Commerce, de l’Agriculture, de la Paix, de la Guerre et de l’Éloquence (1841, au fronton du Palais Bourbon) ;
  • Louis XVI concerte sa défense avec Malesherbes, Tronchet et Sèze (bas-relief en marbre décorant le Monument de Lamoignon de Malesherbes, 1822).

Œuvres au Père Lachaise :

  • Monument de Pierre Casimir Perier, avec la statue du ministre, ainsi que les trois bas-reliefs sur les côtés de La Justice, L’Éloquence et La Fermeté.

Sources : Base Léonore (Légion d’honneur). Date de création : 2007-05-04.

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Date de la dernière mise à jour : 22 avril 2021