CONDORCET Sophie de GROUCHY, marquise de (1764-1822)
France

Sophie Marie Louise de Grouchy serait née au château de Villette, demeure familiale des Grouchy, qui est situé sur la paroisse de Condécourt, non loin de Meulan. Elle est la fille aînée du marquis de Grouchy (François Jacques de Grouchy, 1715-1808), et de Gilberte Fréteau (ca 1740-1793). C’est la sœur d’Emmanuel de Grouchy, dernier maréchal promu par Napoléon.

Elle est tout d’abord vouée à l’Église : elle est chanoinesse postulante du chapitre noble de Neuville-les-Dames, dans la Bresse, de  à l’été 1786. Mais elle préfère se marier. Son esprit brillant marqué par un fort scepticisme religieux, sa beauté et son intelligence séduisent le philosophe Nicolas de Condorcet, de vingt ans son aîné, qu’elle a rencontré chez son oncle, le président Dupaty. Elle épouse Condorcet le , dans la chapelle du château de Villette, le mariage ayant pour témoin La Fayette.

Sophie de Condorcet s’installe à l’Hôtel des Monnaies où son mari réside comme inspecteur général des Monnaies de France. Elle y ouvre un salon philosophique en 1787 (salon littéraire rival de celui de Madame de Staël, plus mondain, réunissant des aristocrates libéraux), où elle reçoit de nombreux philosophes des Lumières, des encyclopédistes et des étrangers de passage. Il n’est pas déraisonnable de supposer qu’elle a joué quelque rôle dans le féminisme de son mari, auteur du célèbre opuscule Sur l’admission des femmes au droit de cité (paru le ).

En , ils ont une fille, Alexandre-Louise Sophie de Condorcet, qui sera appelée toute sa vie Élisa. Celle-ci épousera en 1807 le général Arthur O’Connor. À la suite de la mise en accusation par les Jacobins, puis de la mort de son mari en 1794, Sophie de Condorcet connaît des jours difficiles, devant tenir une boutique pour pouvoir survivre. Ayant récupéré une partie de ses biens vers 1799, elle peut renouer avec ses activités littéraires, publiant les œuvres de son mari et rouvrant son salon littéraire qui deviendra un foyer d’opposition durant le Premier Empire. Elle meurt le 6 septembre 1822, à Paris.

Œuvres :

  • une traduction de la «Théorie des sentiments moraux» d’Adam Smith (1798) ;
  • «Lettres sur la sympathie» adressées à Cabanis, son beau-frère.

En savoir plus sur elle.

Sources : Wikipedia. Date de création : 2005-07-08.

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Date de la dernière mise à jour : 13 février 2021