BIS Hippolyte (1789- 1855)
France

portrait par Henri Serrur, 1829 - Musée de la Chartreuse, Douai (Nord)
Librettiste, auteur du « Guillaume Tell » mis en musique par Rossini ...

Hippolyte Bis voit le jour à Douai (Nord) le 29 août 1789. Il est d’abord chef de division aux contributions indirectes (1e sous-division).

Extrait (de La Littérature française au XIXe siècle) :

« Il est bien jeune lorsque ses goûts le portèrent à s’occuper de compositions dramatiques, et à les appliquer à la tragédie nationale. Sa première, «Lothaire», tragédie en trois actes, composée en société de M. F. Hay, est bien faible d’intérêt, puisque les auteurs ne purent parvenir à la faire représenter. Mais deux autres qui l’ont suivie avaient fait concevoir d’heureuses espérances, dont le découragement du poète est venu arrêter la réalisation. M. Bis fait représenter sur le second Théâtre-Français, le 26 avril 1822, «Attila», tragédie en cinq actes, dont le titre aurait dû plutôt être : « La France délivrée d’Attila ». Ses contemporains sont très sévères pour son œuvre : Rossini le qualifie « d’imbécile » et Meyerbeer l’ignore superbement, alors que tous deux ont pourtant composé sur des livrets signés Bis ! Il est co-auteur avec Étienne de Jouy du livret du Guillaume Tell de Rossini. On lui doit également les tragédies suivantes : Lothaire, Attila, Blanche d’Aquitaine, Jeanne de Flandre. Hyppolite Bis s’éteint le 3 mars 1855 à Paris. »

Extrait (de « L’Argus et le Vert-vert réunis », édition du 14/06/1863) :

« Tout le monde sait que la musique de Guillaume Tell est de Rossini, mais tout le monde ne sait pas que le poème où l’on trouve ces vers harmonieux est de M. Hippolyte Bis. Un jour Duprez, étant de passage à Strasbourg, a chanté au Grand-Théâtre le rôle d’Arnold, qu’on n’a jamais chanté comme lui. Le public en délire l’a acclamé et rappelé à chaque vers. Mais quand il arriva au fameux Suivez-moi ! L’enthousiasme ne connut plus de bornes, et la salle soulevée s’écria tout d’une voix : Bis! Bis! Hippolyte Bis, qui buvait du lait dans la coulisse, en voyant l’accueil qu’on faisait à son œuvre ne douta pas une minute que ce n’est de lui qu’il s’agit, et, franchissant d’un bond les obstacles, il se présenta devant la rampe en murmurant d’une voix étranglée par l’émotion : Me voici, messieurs, mais vraiment c’est trop d’honneur que vous me faites. »

Sources : La Littérature française au XIXe siècle ; L’Argus et le Vert-vert réunis, édition du 14/06/1863. Date de création : 2008-05-23.

Monument

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Date de la dernière mise à jour : 26 février 2021