BEURNONVILLE Pierre RIEL, marquis de (1752-1821)
France

Ministre de la guerre pendant la Révolution

Pierre Riel de Beurnonville voit le jour le 10 mars 1752 à Champignolles, près de Bar-sur-Aube. Ses parents le destine à l’état ecclésiastique. Mais entraîné par son goût pour l’état militaire, il est admis à 14 ans dans la gendarmerie de Lunéville. Sous-lieutenant en 1777 dans le régiment colonial de l’Ile-de-France, il se signale dans les trois campagnes de l’Inde, sous les ordres du Bailly de Suffren.

Commandant des milices de l’île Bourbon en 1789, le gouvernement le destitue. Il se plaint au ministre et obtient pour tout dédommagement la croix de Saint-Louis. Aide-de-camp du maréchal Luckner en 1792, il passe maréchal de camp dans la même année. Chargé de la défense du camp de Maulde, il résiste pendant plusieurs mois à des forces supérieures. A cette occasion, Dumouriez le surnomme, à cause de sa haute stature et de son courage impétueux, « l’Ajax français ».

Beurnouville prend part aux journées de Valmy et de Jemmapes. Chargé de conquérir le Luxembourg, il n’opère pas cette conquête sans faire quelques pertes qu’il dissimulait dans ses rapports. Il ne craint pas de dire dans l’un d’eux que l’ennemi a perdu beaucoup de monde, mais que les Français en ont été quittes pour le petit doigt d’un chasseur. On fait alors cette épigramme :

« Quand d’ennemis tués on compte plus de mille, Nous ne perdons qu’un doigt, encore le plus petit. Holà, Monsieur de Beurnonville, Le petit doigt n’a pas tout dit. »

En février 1793, Beurnonville devient ministre de la guerre, en remplacement de Pache. Adjoint aux commissaires chargés d’aller arrêter Dumouriez dans son camp, Dumouriez donne l’ordre d’arrêter ces commissaires eux-mêmes et veut en excepter Beurnonville qui lui dit tout bas :

« Vous me perdez ! »

Dumouriez le comprend et le fait arrêter comme les autres. Livré aux Autrichiens, on l’incarcère dans diverses forteresses pendant trente-sept mois. Échangé en novembre 1795 avec les autres contre la fille de Louis XVI, il est chargé du commandement de l’armée de Sambre-et-Meuse qu’il ne conserve que quelques mois. En 1797, il est sur le point d’être nommé membre du Directoire au lieu et place de Barthélémy.

Au 18 fructidor, il reçoit le commandement de l’armée de Hollande, mais bientôt Joubert le remplace et revient à Paris avec le titre d’inspecteur général. Au 18 brumaire, il favorise les projets de Bonaparte, et en reçoit l’ambassade de Berlin. A son retour, il rapporte une correspondance qui révèle les intrigues du parti royaliste, et qu’on imprime sous le titre de : «Papiers saisis à Bayreuth».

On l’envoie ensuite à Madrid, et à son retour, il devient sénateur, mais de tous les généraux de la Révolution, il est le seul exclu du titre de maréchal, Napoléon, dit-on, ne lui accordant aucune capacité militaire. Membre du gouvernement provisoire en 1814, Louis XVIII le nomma à son retour membre de son conseil privé. Proscrit par un décret pendant les Cent-Jours, il suit le roi à Gand et lui resta toujours dévoué.

Beurnonville meurt le 23 avril 1821. Il est grand dignitaire de la Franc-Maçonnerie.

Titres : Comte de l’Empire (28 mai 1808), Pair de France (4 juin 1814), marquis (31 juillet 1817). Distinctions : chevalier (2 octobre 1803), grand-officier (14 juin 1804), grand-croix (22 juillet 1814) de la Légion d’honneur, commandeur de Saint-Louis (1816), cordon bleu.

Sources : Base Léonore (Légion d’honneur) ; Wikipedia. Date de création : 2005-10-18.

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Monument

Inscriptions : Général Comte de l’Empire Pierre de RIEL de BEURNONVILLE Grand-croix de la L.H. maréchal de France 1752 -1821

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Date de la dernière mise à jour : 8 mai 2021