BEAUVISAGE Georges Eugène Charles (1852-1925)
France

Gravure anonyme (Bibliothèque Universitaire de Santé)
Sénateur du Rhône de 1909 à 1920

Georges Eugène Charles Beauvisage voit le jour à Paris, le 29 janvier 1852. C’est le fils de Louis Ernest Beauvisage, qui est chef de Cabinet du Directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, auteur d’importants et notoires travaux de statistiques. Georges Beauvisage est d’abord employé à la Caisse des dépôts et consignations de 1869 à 1875, publiant un grand nombre d’articles de géographie dans certains périodiques et surtout dans le Bien public. Mais il entreprend, en même temps, des études de médecine et de sciences naturelles. C’est ainsi que le 25 février 1881 il soutient, à Paris, sa thèse de doctorat en médecine et, qu’en 1882, il obtient le diplôme de licencié ès-sciences. Il est nommé à ce moment préparateur de travaux pratiques à la Faculté de médecine de Paris. En 1883, il est reçu à l’agrégation d’histoire naturelle à la Faculté de médecine et de pharmacie de Lyon, et est chargé de cours à cette même Faculté où il sera nommé professeur titulaire en 1903. Il obtient, entre-temps, en 1891, le diplôme de pharmacien. C’est à lui que les Lyonnais doivent leur jardin botanique.

Collaborant au Bulletin et aux Annales de la Société botanique de Lyon, il est l’auteur d’une Méthode d’observation fondée sur l’arithmétique et la géométrie concrètes, parue en 1901, qui a pour objet de mettre les élèves en communication directe avec les leçons de la nature. Il donne ensuite une base nouvelle à l’enseignement. Cette même année, il crée l’œuvre municipale des « Enfants à la montagne et à la mer» et de 1906 à 1910, il fait, au cours de différents congrès, une série de communications sur l’éducation des enfants anormaux, qui aboutit à la fondation de l’Œuvre de l’enfance anormale et à l’institution de classes spéciales dans les écoles municipales de Lyon. Il est, depuis 1896, conseiller municipal et adjoint au maire de Lyon, lorsqu’il est élu sénateur du Rhône au renouvellement du 3 janvier 1909. Inscrit au groupe de la gauche démocratique, il est membre de plusieurs Commissions et prend part à diverses discussions, notamment sur la création d’écoles autonomes de perfectionnement pour les enfants arriérés (1909), le budget de l’Instruction publique (1911), l’amnistie (1913), les mesures tendant à combattre la dépopulation en relevant la natalité; la loi de finances (1914); le budget de l’exercice 1919, les traitements des professeurs de renseignement technique, les traitements des fonctionnaires, ouvriers et employés de l’Etat (1919), il dépose de nombreux rapports, ainsi qu’une proposition de loi sur l’éligibilité des femmes. Il ne se représente pas au renouvellement de 1920 et se tient à l’écart de la vie politique. Il meurt à Lyon, le 8 avril 1925. Il repose avec son grand-père, le chimiste et teinturier Jean Antoine Beauvisage (1786-1836).

Publications : Les matières grasses naturelles (1890); Les matières grasses, caractères, falsifications et essai (1891); Recherches sur quelques lois pharaoniques (1896-1897). Sources : Joly (J.) Dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940. Date de création : 2015-04-08.

Monument


Date de la dernière mise à jour : 23 janvier 2021