BAIN Auguste (1856-1916)
France

Inventeur du rasoir mécanique

Auguste Bain voit le jour en 1856. Il devient fabricant et négociant en coutellerie. C’est l’inventeur du rasoir mécanique, à simple tranchant, et de la tondeuse pour cheveux.

Ce rasoir est le modèle de tous les rasoirs mécaniques. Il est devenu le « rasoir rabot » pour le différencier du « rasoir Gillette » avec sa lame mince. La forme de la lame du rasoir rabot la moitié d’une lame d’un « rasoir coup choux ». Ce rasoir rabot a été fabriqué jusqu’en 1960. Il a fait la fortune d’Auguste Bain, à qui la famille a, ainsi, pu édifier une chapelle hors norme, couverte de sculptures.

Auguste Bain loge rue Carnot, à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine), de 1891 à 1916. La société est logée au 2 rue Taitbout, Paris (9ème).

Auguste Bain décède en 1916. Il repose avec son fils, Robert Bain, né le 28 février 1891 et décédé le 17 mai 1904, à l’âge de 13 ans.

Sources : Moiroux (Jules) Guide illustré du cimetière du Père Lachaise, Paris, 1922 ; https://rasoircoupechoux.forumgratuit.org/ ; site de la ville de Bois-Colombes. Date de création : 2022-11-25.

Photos

Monument

La chapelle a un toit un peu compliqué et très orné. Le premier étage comprend deux statues en bronze de jeunes garçons dont l’un tend une fleur et l’autre un flambeau renversé, entourant une inscription (« en mémoire de notre fils, Robert BAIN, 1891-1904 »), dans des guirlandes, sous une étoile. Le second étage contient une statue de bronze de Robert avec son chien, grandeur nature. Le troisième étage supporte un buste en bronze d’Auguste, sur une palme en marbre. Le toit se termine par une croix en marbre.

Sur chaque côté de la chapelle figure un écusson en bas-relief et en bronze. A gauche, un garçon nu montre un texte. A droite, une jeune fille prie, sous un poème de Malherbe.

Les bronzes sont des œuvres de Pierre Vaudrey, sans signature visible. La chapelle est ornée de deux vitraux, l’un avec un ange et l’autre avec une Ascension du Christ, tous deux de facture inconnue.

Inscriptions :

(Ecusson de gauche) En mémoire de notre fils, Robert BAIN, né le 28 février 1891, mort le 17 mai 1904. Ses adieux

(Ecusson de droite) La mort a des rigueurs à nulle autre pareille,
On a beau la prier,
La cruelle qu’elle se bouche les oreilles,
Et nous laisse crier.
De murmurer contre elle et perdre patience,
Il est mal à propos,
Vouloir ce que Dieu veut est la seule science,
Qui nous met en repos.
Malherbe

Madame DIDIER née NEVEUR, 1913-1976.
Robert GIACOPUCCI, 1922-1993.

Photos


Date de la dernière mise à jour : 1 décembre 2022