AUBERNON Philippe (1757-1832)
France

Commissaire ordonnateur des armées

Philippe Aubernon voit le jour le 7 janvier 1757, à Antibes (Alpes-Maritimes). C’est le fils de Joseph Aubernon, premier consul de la ville d’Antibes. Il devient membre de la loge maçonnique d’Antibes avant la Révolution et administrateur municipal d’Antibes (1791). Passé commissaire des Guerres de l’armée des Alpes (1792), il devient commissaire ordonnateur des armées.

Il fait la campagne de Gênes avec Masséna, puis la campagne d’Italie avec Bonaparte. Aubernon contribue efficacement au succès de la bataille du 2 frimaire an IV, qui prépare la conquête de l’Italie.

Il fait, en qualité d’ordonnateur des divisions actives, toutes les campagnes du général Bonaparte, jusqu’au traité de Campo-Formio, et a plus d’une fois l’occasion d’y développer la sagacité, la prévoyance et tous les moyens qui constituent l’administrateur.

« C’est à sa sage prévoyance (dit le général en chef Masséna) que l’armée doit les mesures qui sont prises pendant le siège de Gênes, et c’est par ses soins et par l’application des moyens les plus extraordinaires, que l’on obtient le développement inattendu de tant de nouvelles ressources, lorsque la pénurie semblait avoir atteint sa dernière période, enfin, son zèle infatigable, autant que ses moyens administratifs, ont puissamment concouru à retarder la reddition de la place. »

La Biographie des hommes vivants a commis une erreur. En effet, elle dit qu’en 1797, Aubernon, comme ordonnateur en chef de l’armée d’Italie, prend des mesures sévères contre les émigrés qui s’étaient introduits dans l’administration. En fait, les autorités de l’armée ne poursuivent ni inquiètent, à cette époque, aucun émigré. Aubernon, en exécutant les ordres du gouvernement, sait concilier ses devoirs avec les principes d’humanité et de justice.

Il le prouve par la conduite qu’il tient alors envers des émigrés, tels que l’abbé Vautrin, d’Antibes, qu’il fait précepteur de son fils ; Dubreuil, ancien avocat au parlement d’Aix, qu’il emploie dans ses bureaux; Tournatori, médecin, qu’il place dans les hôpitaux militaires ; de la Bouillerie, ancien payeur de la Corse, qui travaillera, à sa recommandation, auprès du payeur général Sivry.

Sous l’Empire, c’est un un des 550 plus imposés du Var. Il devient commissaire ordonnateur en chef du 2e Corps de la Grande Armée, puis de l’armée de Dalmatie, du 11e Corps de la Grande Armée, de l’armée d’Illyrie et inspecteur aux revues de la première division militaire.

Aubernon est mis à la solde de retraite par l’effet de l’ordonnance du 1er août 1815. Il décède à Paris, le 7 juillet 1832.

Distinctions : chevalier (25 mars 1804), officier (24 aout 1814) de la Légion d’honneur ; chevalier de Saint-Louis.

Sources : Arnault, (Antoine-Vincent) Jay (Antoine), Jouy (Étienne de), Marquet de Norvins (Jacques, baron de Montbreton) Biographie nouvelle des contemporains ou Dictionnaire historique raisonnée de tous les hommes qui, depuis la Révolution française, ont acquis de la célébrité soit par leurs actions, leurs écrits, leurs erreurs ou leurs crimes, soit en France ou dans les pays étrangers, Paris, 1824 ; Base Léonore (Légion d’honneur). Date de création : 2007-05-01.

Monument

Aubernon repose dans une sépulture restaurée en 2000 par les soins de l’ACMN (Association pour la Conservation des Monuments Napoléoniens) et du Souvenir Français.

Inscriptions : Philippe AUBERNON Antibes le 7 janvier 1757. Paris le 7 juillet 1832. Commissaire ordonnateur en chef des armées sous les généraux Kellerman, Bonaparte, Brune, … Moreau et Masséna. il a fait toutes les guerres depuis le passage du Pont d’Arcole en 1792 jusqu’à la bataille de Waterloo.

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Date de la dernière mise à jour : 5 mai 2021