ALMONTE Juan Nepomuceno (1803-1869)
Mexique

photo par Cruces y Campa, Mexico - Library of Congress, Washington (Etats-Unis)

Juan Nepomuceno Almonte voit le jour le 15 mai 1803 à Necupetaro (Michoacán, Mexique). C’est le fils naturel de José María Morelos, héros de l’indépendance du Mexique, et d’une indienne, Brigida Almonte. Il accompagne son père dans ses campagnes et au cours de ses missions diplomatiques avec les représentants des États-Unis.

Il étudie à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, où il apprend l’anglais et travaille chez un commerçant. A la mort de son père, fusillé le 22 décembre 1815 à San Cristóbal Ecatepec, il doit revenir au Mexique. Après la signature du plan de Iguala, en 1821, il rejoint les insurgés au Texas jusqu’à l’exécution, en juillet 1824, de Agustín de Iturbide, l’empereur du Mexique.

De retour au Mexique, il part immédiatement pour Londres. Là, il assiste l’ambassadeur José Mariano Michelena pour signer un accord commercial avec l’Angleterre, le premier traité du nouvel État indépendant. Almonte se fait élire au congrès mexicain en 1830. Il édite aussi un journal dans lequel il accuse le président Anastasio Bustamante d’accepter l’ingérence de pays étrangers dans les affaires nationales.

Menacé d’être arrêté, il se réfugie à la Nouvelle-Orléans. Puis il se réconcilie avec Bustamante. Ce dernier le nomme, en 1831, secrétaire de la légation extraordinaire mexicaine, sorte d’ambassadeur itinérant en Amérique du Sud. Trois ans plus tard, il participe à la commission qui négocie le partage de la frontière entre le Mexique et les États-Unis.

Le vice-président Valentín Gómez Farías le charge alors d’une mission d’inspection au Texas. Puis il le nomme aide de camp du général Santa Anna. Il accompagne ce dernier en opération militaire et participe au siège de Fort-Alamo. On retient les deux hommes prisonniers pendant deux mois avant de les envoyer à Washington où ils réussissent à s’entretenir avec le président américain Andrew Jackson.

Libéré en 1837, il est envoyé en Europe où il dirige la légation mexicaine à Londres et à Bruxelles. De retour à Mexico deux ans plus tard, il est nommé secrétaire à la Guerre et à la Marine. Il épouse, en 1840, Dolores Quesada, avec lequel il aura une fille prénommée Guadalupe.

Entre 1841 et 1845, il est ministre plénipotentiaire à Washington. Mais l’annexion du Texas par les États-Unis, en 1845, l’amène à retourner au Mexique. Il fait une escale à Cuba, où s’est exilé Santa Anna, et le persuade de revenir. Alors que la Guerre américano-mexicaine s’achève, Almonte devient secrétaire à la Guerre.

Avec quelques officiers, il tente de renverser en février 1847 le président Gómez Farías. L’opération échoue et on enferme Almonte à la prison de Santiago Tlaltelolco. Une fois libéré, il devient sénateur d’Oaxaca puis représentant du Mexique aux États-Unis.

En 1856, il repart pour l’Europe où il représente son pays en Angleterre, en France et en Espagne. Il fréquente alors les milieux favorables à une intervention étrangère au Mexique pour y établir une monarchie, envisageant un moment d’accéder lui-même au trône du futur royaume.

Proche des conservateurs et opposé aux libéraux mexicains, il s’engage d’abord, en 1859, à rembourser la dette mexicaine à l’Espagne en échange d’un soutien contre ses adversaires politiques, puis approuve en 1861 l’expédition du Mexique décidée par les puissances européennes contre le régime du président Benito Juárez.

Accompagnant les troupes françaises, il se proclame président du Mexique par intérim en mars 1862 avant d’appuyer le projet français visant à établir l’archiduc Maximilien empereur du Mexique, lequel le nommera représentant personnel auprès de Napoléon III, où il plaide en faveur du maintien des troupes françaises au Mexique.

Suite à l’échec de l’occupation française, considéré comme « traître à la patrie mexicaine », il s’installe à Paris où il résidera jusqu’à sa mort, le 21 mars1869. Il repose dans une chapelle en mauvais état qui aurait bien besoin d’une restauration.

Sources : Moiroux (Jules) Guide illustré du cimetière du Père Lachaise, Paris, 1922 ; Wikipedia. Date de création : 2007-10-31.

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Monument

La porte de la chapelle comprend une grille en fer moulé avec un brule-parfum antique. La chapelle est orné d’un vitrail simple avec une croix jaune sur fond blanc.

Inscriptions :

Aqui reposan los restos, del general don Juan Nepomuceno, ALMONTE, que fellacio en Paris, el 21 de marzo de 1869, a la edad de 66 anos.

(Traduction, espagnol) Ici reposent les restes, du général Don Juan Nepomuceno, ALMONTE, décédé à Paris, le 21 mars 1869, à l’âge de 66 ans.

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Date de la dernière mise à jour : 24 juin 2022