Georges (André Charles) Vendryes voit le jour le 7 septembre 1920, à Paris. C’est le fils de Joseph Vendryes (1875-1960) et de Germaine Marie Félicie Prevost (1885-1981)
Il est diplômé de l’École polytechnique et de l’École nationale des ponts et chaussées. Ensuite, il est docteur en physique nucléaire de la faculté des sciences de Paris.
Il épouse, le 13 juillet 1944, à Paris (16ème), Jeanine Madeleine Baschet (1921-2008). Ils auront quatre fils : Alain, Nicolas, Denis et Pascal, mais ils divorceront le 12 septembre 1974.
Il commence sa carrière en 1948 au CEA où il travaille sous la direction de Frédéric Joliot-Curie. Il est ensuite directeur du département des réacteurs nucléaires du CEA, de 1971 à 1982. Puis il devient conseiller du directeur du CEA, de 1983 à 1988.
Il joue un rôle déterminant dans le programme nucléaire français, en particulier dans la conception des réacteurs nucléaires à neutrons rapides. Les premiers exemples sont Harmonie (1965), Masurca (1966), Rapsodie à Cadarache (1967), Phénix à Marcoule (1973) et Superphénix à Creys-Malville (1985).
Il développe des collaborations en Europe et aux États-Unis, notamment avec les laboratoires du département américain de l’énergie (DOE). Par ailleurs, il est membre de la société française d’énergie nucléaire et du groupe de réflexion GR21.
Le 30 mai 1979, il épouse, en secondes noces, à Rocquencourt (Yvelines) Inge Hedwig Maisenbacher.
Il meurt le 16 septembre 2014, à Rocquencourt (Yvelines). Il repose avec son père, le linguiste Joseph Vendryes (1875-1960), et le latiniste Pierre Flobert (1929-2026), sans que nous sachons le lien avec ce dernier.
Publications :
- Recherches sur la radioactivité β et l’isomérie nucléaire à vie brève, thèse, Université de Paris, Paris, Masson (1952) ;
- Étude de la variation de la section efficace de fission de l’uranium 235 dans le domaine thermique et épithermique, avec Jean-Michel Auclair et Pierre Hubert (1954) ;
- Étude de la variation de section efficace de fission de 239 Pu dans le domaine thermique et épithermique, avec Jean-Michel Auclair et Pierre Hubert, Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences (1954) ;
- Étude des sections efficaces de fission de U 233, U 235 et Pu 239 pour les neutrons lents, avec Jean-Michel Auclair et Pierre Hubert, Saclay, Centre d’études nucléaires (1955) ;
- Mesure de la section efficace de capture de 236 U pour un spectre de neutrons de pile, avec Jean-Michel Auclair, Pierre Hubert et René Joly, Saclay, Centre d’études nucléaires (1955) ;
- Cinétique des piles à uranium naturel à température constante, cours de génie atomique, Saclay, Centre d’études nucléaires (1955) ;
- Spectromètre à neutrons par diffraction cristalline, avec Jean-Michel Auclair et Pierre Hubert, Saclay, Centre d’études nucléaires, Paris, Éditions des Presses documentaires (1956) ; Introduction à l’étude neutronique des piles, Saclay, Seine-et-Oise, Centre d’études nucléaires (1956) ;
- Les réacteurs homogènes, Saclay, Seine-et-Oise, Centre d’études nucléaires (1956) ;
- Cinétique des piles à température constante, Saclay, Seine-et-Oise, Centre d’études nucléaires (1956) ;
- Ralentissement des neutrons dans un milieu modérateur, Saclay, Seine-et-Oise, Centre d’études nucléaires (1956) ;
- Diffusion des neutrons thermiques, Saclay, Seine-et-Oise, Centre d’études nucléaires (1956) ;
- Milieu multiplicateur de dimensions finies, taille critique, Saclay, Seine-et-Oise, Centre d’études nucléaires (1956) ;
- Production et étude de décharges à forte intensité, avec Claude Breton, Jean-Émile Charon, Pierre Hubert et Pierre Yvon, Saclay, Centre d’études nucléaires (1957) ;
- L’Énergie thermonucléaire, de Claude Etiévant, préface de Georges Vendryes (1962) ;
- Études préliminaires conduisant à un concept de réacteur à neutrons rapides de 1000 MWe, avec Casimir Pierre Zaleski, Gif-sur-Yvette, Centre d’études nucléaires de Saclay (1964) ;
- Les surgénérateurs, Paris, Presses universitaires de France (1987) ;
- Superphénix, pourquoi ?, Paris, Gif-sur-Yvette, Nucléon (1997) ;
Prix :
- Prix Enrico-Fermi (1984) ;
- Prix japonais (1988) ;
- Prix de la Société indienne pour l’énergie nucléaire (2007) ;
- Bennet Lewis Award for sustainable energy (2010).
Distinctions : chevalier (30 juillet 1960), officier (6 avril 1971) de la Légion d’honneur ; commandeur (27 novembre 1977), grand-officier (7 aout 1985) du Mérite ; officier des Palmes académiques (14 janvier 1963) ; commandeur du Mérite de la République fédérale d’Allemagne.
Sources : https://www.pnc-france.org/georges-vendryes-reacteurs-a-neutrons-rapides/ ; Wikipedia ; Geneanet. Date de création : 2026-09-29.
